Il paraît que l’optimisme est de retour, en tout cas parmi les opérateurs du secteur privé, dont la moitié estiment que la situation devrait s’améliorer dans les 12 prochains mois.
Dans son ‘‘Baromètre 2014 des entreprises en Tunisie’’, sous-titré ‘‘Moral, préoccupations et perspectives des dirigeants d’entreprises’’, qu’il publie pour la 3e année consécutive, AMC Ernst & Young, cabinet d’audit et de conseil aux entreprises, révèle un contraste saisissant: «Au moment où les agrégats macroéconomiques, et les indicateurs des finances publiques en particulier, avaient pris le chemin de la descente brutale vers l’enfer, nos entreprises du secteur privé ont continué à produire et à créer de la valeur. Elles ont, au passage, consolidé leur immunité face aux aléas politiques et sécuritaires», note Sami Zaoui, l’un des auteurs de l’enquête. «C’est donc bien notre tissu entrepreneurial qui a sauvé, au plan économique, notre pays», souligne encore M. Zouaoui, tout en appelant le secteur privé à «prendre les devants pour actionner la dynamique de l’investissement, de la création d’emplois et de la croissance, en profitant de l’enthousiasme ambiant et de la mise du thème de l’économie en haut de l’agenda des décideurs publics.» En d’autres termes : les entreprises, qui ont repris confiance dans leurs capacités de résilience, doivent, plus que jamais, «voir plus grand» et «regarder plus loin». Pour cela, elles doivent structurer leurs activités dans des ensembles solides et déployer une véritable stratégie de conquête à l’international, souligne encore l'enquête, qui a touché, cette année, 83 groupes représentant 323 entreprises, près de 80.000 salariés et un chiffre d’affaires cumulé de 16.772 millions de dinars (MD). I. B. |