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« Les Prépondérants » de Hédi Kaddour, finaliste du Goncourt 2015

Hedi-Kaddour

« Les Prépondérants » de l’écrivain français d’origine tunisienne Hédi Kaddour vient d’être retenue parmi les 4 romans finalistes du prix Goncourt 2015.

Le roman, qui vient de remporter hier le prix Jean-Freustié 2015, a été retenu, aujourd’hui, pour le Prix Goncourt 2015, qui sera annoncé le 3 novembre à Paris (France).

Après de longues délibérations ce matin au Musée national du Bardo, les membres de l’Académie Goncourt, présidée par Bernard Pivot, ont dévoilé les quatre titres parmi huit de la dernière étape avant l’attribution du prix : « Titus n’aimait pas Bérénice » de Nathalie Azoulai, « Boussole » de Mathias Enard, « Ce pays qui te ressemble » de Tobie Nathan et « Les Prépondérants » de Hédi Kaddour.

Lors d’un point de presse organisé aujourd’hui au musée national du Bardo en présence de Latifa Lakhdhar , ministre de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine, de l’ambassadeur de France en Tunisie, François Gouyette et d’un grand nombre d’hommes de culture et représentants de la presse, Bernard Pivot a indiqué : «Ce vote, depuis ce musée qui a connu la tyrannie la plus cruelle et la plus idiote, se veut un symbole fort pour défendre le fondement même de la démocratie».

Par ailleurs, a-t-il ajouté, «nous sommes venus ici en Tunisie pour décerner une manière de Prix Goncourt aux professeurs, intellectuels, écrivains, étudiants, lycéens et à tous ceux qui, à côté de la langue arabe, utilisent la langue française pour défendre et illustrer les valeurs culturelles et politiques de la Tunisie».

D’ailleurs, le soutien de l’Académie au lancement au mois de décembre prochain du «Prix Goncourt, Choix de la Tunisie» est un «encouragement à la littérature, à l’écriture, à la liberté de lire ainsi qu’au débat culturel et démocratique», a-t-il mentionné.

Après avoir déposé une gerbe de fleurs devant la stèle commémorative au musée, Bernard Pivot a fait cette déclaration à la presse: «Nous ne pouvions pas ne pas penser à toutes ces personnes à qui la vie été brutalement retirée parce que comme nous ils manifestaient de l’intérêt et de la curiosité pour l’art et la culture».

Une minute de silence et de recueillement a été observée à la mémoire des victimes de l’attentat du musée du Bardo, le 18 mars 2015.

A. B. M (avec Tap)

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