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Congrès de Nidaa : Le Néo-RCD se met en place

Congres-Nidaa

Les premières réactions au déroulement du congrès de Nidaa expriment l’inquiétude et l’incertitude des intellectuels quant à l’avenir du pays.

Ce qui s’est passé lors du premier jour du congrès de consensus de Nidaa Tounès, hier, samedi 9 janvier 2016, à Sousse, suscite de nombreuses réactions quant aux conditions de son déroulement et aux premiers messages qu’il a transmis à la scène politique nationale.

Leïla Toubel, femme de théâtre et militante des libertés, a écrit dans un post sur sa page Faceboo : «Je dis un petit mot aux femmes et hommes de Nidaa qui ont applaudi hier, qui ont rêvé d’une Tunisie libre, je leur adresse un court message… la dictature de Ben Ali a duré 23 ans parce les gens l’avaient applaudie, mais l’histoire ne se répétera pas…».

L’allusion ici est limpide au culte de la personnalité et à la langue de bois qui ont marqué les interventions des congressistes, triés sur le volet et choisis pour leur allégeance à Béji Caïd Essebsi et à son fils Hafedh.

Pour sa part, l’écrivaine Olfa Youssef a rappelé ses propos antérieurs à propos des «opportunistes qui cherchent leurs propres intérêts et non ceux du pays. Ce qui se confirme, après le putsch perpétré par l’islam politique camouflé par le printemps sanguinaire, et qui nous a amenés à nous opposer à ce projet obscurantiste au prix d’exposer nos vies aux dangers…».

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Mme Youssef a écrit notamment: «Nous avons voté pour Nidaa et nous ne le regrettons pas, mais l’opportunisme reprend de plus belle avec une gestion des affaires du pays au jour le jour, sans projets, sans plans, sans moyens humains et matériels, au milieu d’un monde plein d’incertitude et de menaces terroristes… sans oublier le risque de départ des deux cheikhs et de la faillite économique… C’est la mascarade de la danse du coq égorgé… L’avenir demeure incertain, mais il ne sera pas fait avec ces pitres…»

Ainsi, les premières réactions de personnalités, notamment des femmes intellectuelles, expriment l’inquiétude qui prévaut après les faits constatés lors du premier jour du congrès de Nidaa et qui rappellent des souvenirs pas très lointains et, surtout, pas très reluisants aux Tunisiens, avec des postures, des manières, des mots et des paroles qui rappellent un temps que l’on croyait révolu, celui de la dictature de Ben Ali et du RCD. Ce qui a poussé certains à parler d’un congrès «Néo-RCD».

Noureddine H.

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