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UE : Vers un libre-échange plus favorable à la Tunisie

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La députée européenne Marietje Schaake appelle l’Union européenne (UE) à ouvrir davantage ses marchés aux produits tunisiens.

Par Marwan Chahla

«La Tunisie est le seul pays à avoir réussi sa transition démocratique, au lendemain des soulèvements populaires de 2011 en Afrique du nord et au Moyen-Orient. Le soutien de l’UE, en cette étape difficile, et le renforcement des réformes démocratiques en Tunisie sont essentiels, d’autant plus que la région demeure très instable et la situation y est encore incertaine», a déclaré la députée pour les Pays-Bas Marietje Schaake, citée par ‘‘European Business Express’’.

Dans cette déclaration faite à l’approche du démarrage des négociations entre Bruxelles et Tunis sur l’Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) devant concerner les secteurs des services et de l’agriculture, Mme Schaake, a défendu les intérêts tunisiens mieux même que les responsables tunisiens. «La rareté des emplois et des opportunités a été une des raisons principales des mouvements de protestation de 2011 et plusieurs des problèmes auxquels le pays était alors confronté font toujours partie du quotidien vécu par la population. La croissance économique sera intégrée dans les règles de l’accord commercial, qui veillera à ce que les incitations aux réformes économiques et institutionnelles soient véritablement mises à exécution», a ajouté la députée européenne.

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Marietje Schaake: «Nous devons nous assurer que le marché tunisien ne sera pas inondé de produits européens».

Marietje Schaake a également expliqué qu’étant donné la fragilité de la situation actuelle en Tunisie, l’UE devrait incorporer une dimension asymétrique dans son accord de libre-échange avec la Tunisie, c’est-à-dire que l’ensemble européen devrait accepter que ses marchés soient beaucoup plus ouverts aux entreprises tunisiennes que l’inverse. Ceci accorderait à la Tunisie le temps dont elle a besoin pour s’adapter. «Nous devons nous assurer que le marché tunisien ne sera pas inondé de produits européens, car cela poserait de très sérieux problèmes aux producteurs tunisiens. Bien évidemment, il faudra clarifier les choses dès le départ. Il ne s’agira pas d’un chèque en blanc: il faudra que les produits tunisiens soient conformes aux normes européennes. L’accord sur le libre-échange devrait étendre les standards européens aux domaines de l’environnement, de la défense du consommateur et les droits des travailleurs en Tunisie. D’ailleurs, toutes ces conformités seront bénéfiques à la compétitivité des produits et services tunisiens à l’échelle mondiale», a expliqué Mme Schaake.

La députée européenne pour les Pays-Bas reconnaît, toutefois, que l’accord de libre-échange, à lui seul, ne suffirait pas: «Tout cela devra être appuyé par une stratégie beaucoup plus globale d’aide et de soutien à la jeune démocratie tunisienne», insiste-t-elle.

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