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L’Etat tunisien cherche à empêcher le départ de Petrofac

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Les employés de Petrofac manifestent pour… pouvoir reprendre le travail.

Le ministre de l’Energie et des Mines, Mongi Marzouk, va tenter de convaincre l’associé étranger de Petrofac de revenir sur sa décision de quitter la Tunisie.

Le ministre, qui a brillé par son mutisme et son absence de réaction depuis plusieurs semaines, alors que la situation de la société se compliquait davantage, a annoncé que son département œuvre à garantir la reprise, dans les plus brefs délais, des activités de la société Petrofac, dans le champ Chargui, à Kerkennah, au large de Sfax, dont des dizaines de citoyens bloquent l’accès et empêchent l’activité depuis près de 38 jours, exigeant d’être intégrés dans les administrations régionales relevant du gouvernorat de Sfax.

Un communiqué publié aujourd’hui, lundi 29 février 2016, indique que le ministre Mongi Marzouk a rencontré, vendredi dernier, une délégation composée de cadres et employés de la société et leur a promis d’œuvrer pour la reprise des activités de Petrofac dans les plus brefs délais et à convaincre l’associé étranger, qui arrive aujourd’hui en Tunisie pour discuter de cette question, à poursuivre son engagement dans notre pays.

Le communiqué ajoute que le ministre fera tout son possible pour éviter des décisions extrêmes et pour trouver un terrain d’entente avec toutes les parties, précisant que le problème des manifestants bloquant l’activité du site sera exposé lors du prochain conseil ministériel.

Rappelons que cette situation a obligé le partenaire étranger à présenter un dossier de mise au chômage technique, tout en réfléchissant à abandonner ses projets en Tunisie.

Selon les données du ministère de l’énergie et des mines, Petrofac a accordé des participations sociétales d’une valeur de 3,5 millions de dinars (MD), décaissés au profit du conseil régional pour encourager la création d’emplois.

«Le problème des sit-inneurs est qu’ils ont été mis à la disposition d’un nombre de directions dans la région de Sfax sans couverture sociale», a souligné M. Marzouk, ajoutant que ces derniers ont reçu du conseil régional des montants forfaitaires (450 dinars chacun).

Z. A. (avec Tap).

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