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Attentat de Nice: Les dépouilles de 3 victimes tunisiennes remises à leurs familles

Nice-Victimes tunisiennes

Bilel Labbaoui, Olfa Souayah Khalfallah et son enfant Kyllian Mejri.

Arrivées mardi soir à Tunis, les dépouilles de 3 des 4 victimes tunisiennes de l’attentat de Nice doivent être remises aujourd’hui à leurs familles pour être inhumées.

Le représentant du ministère public au pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme s’est rendu mardi soir en compagnie du juge d’instruction, chargé du dossier des victimes de l’attentat de Nice, pour constater l’arrivée des dépouilles de 3 victimes tunisiennes de l’attentat à l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis, a indiqué, mardi soir, le porte parole du ministère public, Sofiene Sliti.

Les dépouilles devaient être remises à leurs familles tard dans la soirée de mardi et les autorisations d’inhumation accorder aujourd’hui à la première heure, a-t-il expliqué à l’agence Tap.

Les dépouilles des 3 victimes Olfa Souayah Khalfallah (31 ans), son enfant Kyllian Mejri (4 ans), originaires de la ville d’Enfidha, gouvernorat de Sousse, et Bilel Labbaoui (29 ans), originaire de Kasserine, ont été rapatriés mardi soir à Tunis.
Le directeur des affaires consulaires au ministère des Affaires étrangères, Fayçal Ben Mustapha, a indiqué à l’agence Tap que «la dépouille de la quatrième victime Mohamed Abdelkader Toukabri (gouvernorat de Tunis) sera rapatriée mercredi soir pour être remise à sa famille».

Une atmosphère de grande tristesse et de douleur a marqué l’arrivée, mardi soir, des dépouilles des 3 victimes, enveloppées du drapeau national, en présence des membres de leurs familles endeuillées, ceux ayant accompagné les dépouilles et ceux résidant en Tunisie, les représentants de certains ministères et des structures concernées, qui ont récité la Fatiha à la mémoire des victimes avant de transporter leurs dépouilles à l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis à bord des ambulances.

Le père de Kyllian Mejri, accablé par la tristesse de la disparition de son fils âgé de 4 ans, tué avec sa mère Olfa Khalfallah, a été incapable d’exprimer ses sentiments devant la presse, se contentant de décrire sommairement les scènes sanglantes qu’il avait vécues sur le théâtre de l’attentat.

De son côté, Belgacem Hamdi, un Tunisien résident à Nice depuis des années, oncle de Bilel Labbaoui, a déclaré, les larmes aux yeux : «L’attaque terroriste horrible a coûté la vie à mon neveu venu rendre visite à ses proche-parents à Nice et voulait s’établir là-bas et chercher un emploi pour aider sa mère».

Pour sa part, Houcine Jaziri, député de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et président de la Commission d’amitié parlementaire tuniso-française, a qualifié l’arrivée des dépouilles de «moment de tristesse et de solidarité avec les familles des victimes». «L’attentat de Nice, ville d’émigrés, a frappé la cité balnéaire de tristesse et de stupeur», a-t-il ajouté.

«En tant que Tunisiens, Arabes et Musulmans, nous sommes les principales victimes de cet attentat», a déclaré Mahmoud Ben Romdhane, ministre des Affaires sociales. «C’est un Tunisien qui a perpétré l’attentat de Nice mais cela ne signifie guère que les Tunisiens sont des terroristes ou soutiennent ce qu’il a fait», a-t-il ajouté.

Au sujet de l’auteur tunisien de l’attentat Mohamed Lahouaiej Bouhlel (31 ans), le responsable consulaire a indiqué que le rapatriement de sa dépouille «va demander du temps, car il dépend d’autorisations judiciaires délivrées par les autorités françaises».

Mohamed Lahouaiej Bouhlel, originaire de la ville de Msaken, gouvernorat de Sousse, avait foncé à bord d’un camion sur la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais à Nice, ville balnéaire du sud de la France, pour assister à un feu d’artifices à l’occasion des fêtes du 14 juillet.

L’attentat, revendiqué par l’organisation terroriste de l’Etat islamique (Daech), a fait 84 morts, dont 4 Tunisiens, et plus de 200 blessés, selon un dernier bilan.

Sofiene Sliti avait affirmé vendredi dernier que le ministère public auprès du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme avait ordonné l’ouverture d’une information judiciaire contre toute personne qui serait impliquée dans un meurtre, tentative de meurtre ou dans des crimes terroristes, et ce à la suite de l’attentat qui a secoué, jeudi soir, la ville française de Nice.

I. B. (avec Tap).

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