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Alerte au poisson-papillon venimeux dans le golfe de Tunis

poisson-papillon

Le poisson-papillon, pterois, de son nom scientifique, réputé venimeux, aurait été repéré dans les eaux tunisiennes et en Sicile.

Ce genre exotique de poissons de la famille des Scorpaenidae, dont la plupart sont appelés «rascasses», avait été signalé à Malte, en juillet dernier.

Depuis les eaux maltaises, ce poisson coloré et rayé, pourvu de nageoires à longs rayons équipées de glandes contenant un puissant venin, se serait donc infiltré dans les eaux tunisiennes et siciliennes.

C’est ce qu’a rapporté, mercredi, le quotidien maltais anglophone ‘‘The Times of Malta’’, qui cite les résultats des recherches de l’institut Ispra pour l’environnement, selon lequel «cette espèce marine – l’une des plus envahissantes – a bel et bien été aperçu dans le canal de Sicile et le Golfe de Tunis.»

L’Ispra a également adressé un avertissement aux «gens de mer» (navigateurs, marins et pêcheurs), où qu’ils se trouvent en Méditerranée, d’être en état de haute alerte et de signaler toute présence éventuelle de cette espèce marine.

Le pterois, qui est originaire des océans Indien et Pacifique et qui a aussi élu domicile en mer Rouge, est un poisson omnivore vorace tant redouté par les écologistes en raison de la menace qu’il représente pour la conservation de la vie et des ressources marines.

Pire, le lion-fish (en anglais), dont les couleurs vives sont en fait un avertissement prévenant les autres organismes de son caractère dangereux, est venimeux et ses piqures causant des douleurs atroces, parfois la paralysie, peuvent donner la mort.

Selon certains chercheurs, le poison de cette espèce marine peut rester actif jusqu’à 48 heures après sa mort!

Les autorités de La Valette prennent cette invasion du lion-fish au sérieux: un équipe de chercheurs, présidée par Dr. Adriana Vella, biologiste de la conservation de renommée mondiale, a été formée pour collecter toutes les informations sur cette question et une adresse électronique (adriana.vella@um.edu.mt) a été ouverte à cette fin…

Sans verser dans l’alarmisme facile, nos ministères de l’Environnement et de l’Agriculture – et autres autorités de recherche en sciences de la mer – pourraient, en dépit de leurs autres nombreuses préoccupations, consacrer quelque intérêt à ce redoutable poisson-papillon et à sa possible migration dans nos eaux.

Marwan Chahla

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