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Medjez El-Beb : Victime de jets d’œufs et insultée par des manifestants, Abir Moussi pointe du doigt les partisans de Saïed

La présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi,s’est rendue ce mardi 5 octobre 2021, à Medjez El Beb, pour inaugurer le bureau du parti. Si des partisans du PDL étaient venus en nombre pour cet évènement, des habitants de la ville ont également manifesté et ont demandé à Abir Moussi de partir en scandant «dégage», entre autres slogans violents et hostiles au PDL.

Parmi les manifestants certains ont effectué des gestes obscènes, ont lancé des insultes ou encore des termes misogynes, alors que d’autres ont jeté des œufs en direction d’Abir Moussi, qui a pointé du doigt les partisans du président Kaïs Saïed, en affirmant que c’est ainsi que ces derniers se sont présentés.

«Mon évènement est autorisé par les autorités et ces milices sont venus s’incruster sans y être autorisés… Sortis de nulle part, ils ont d’ailleurs été envoyé pour nous agresser et le président de la république a intérêt à se désolidariser de ces gens-là, lui qui parle de respect et de l’application de la loi..», a-t-elle notamment lancé.

En réponse aux dégages qui lui ont été adressés, Abir Moussi répondra : «Je ne vais quitter les lieux qu’après le départ de ce groupe suspect. Je vais partir d’ici la tête haute, je suis chez moi et je n’ai peur de personne. Mon évènement est autorisé, c’est à vous de rentrer chez vous». Et d’ajouter : «Puisque le président affirme que la loi sera appliquée contre tous et de la même manière j’attends une réaction à propos de ce qu’il s’est passé ce soir .. C’est le retour des milices comme les ligues de 2013 ! Wait and see»…

Le PDL a par la suite publié un post sur sa page Facebook, où il dénonce le retour des milices : «Injures, blasphèmes, insultes et atteinte à l’honneur de la femme, violences politiques, perturbation du travail d’un parti…L’État regarde.. l’autorité regarde.. le ministère public regarde..»

Abir Moussi a également affirmé avoir déposé plainte, en ajoutant attendre que «la loi soit appliquée, attendre aussi la position du président de la république sur les pratiques de ses partisans, ainsi que celle de la cheffe du gouvernement».

Y. N.

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