Une cellule de crise vient d’être mise en place pour suivre l’affaire de l’enlèvement de Mohamed Ben Cheikh, agent de l’ambassade de Tunisie à Tripoli.
Il a fallu donc attendre une quinzaine de jours pour que les autorités tunisiennes, représentées par le ministère des Affaires étrangères, daignent enfin s’occuper du sort de l’agent diplomatique tunisien en Libye, enlevé le 21 mars 2014, en pleine rue, à Tripoli, par des inconnus. Le ministère des Affaires étrangères affirme, dans un communiqué, diffusé samedi 5 avril, qu’il «suit avec préoccupation et une grande attention les développements de cette affaire et maintient un contact permanent avec les proches du diplomate.» Le communiqué évoque «des contacts quotidiens au plus haut niveau» entre les autorités tunisiennes et leurs homologues libyennes, et notamment l'ambassade de Libye à Tunis «pour obtenir, dans les plus brefs délais, la libération de l'agent enlevé.» Le ministère des Affaires étrangères annonce, également, qu’«une série de mesures sécuritaires préventives ont été prises, en coordination avec les autorités libyennes, afin d’assurer la sécurité de l’ensemble des agents de la mission diplomate, consulaire ainsi que des représentants d’entreprises ou d’organismes tunisiens opérant en Libye», où l’Etat a du mal à établir son autorité sur tout le territoire et où des groupes armés, d’obédiences islamiste et/ou tribale, imposent souvent leur loi. I. B. |