lotfi ben jeddou 5 11Le ministre de l'Intérieur Lotfi Ben Jeddou a démenti les rumeurs rapportées par certains médias sur son intention de quitter le gouvernement d'Ali Lârayedh.

Le magistrat est certes pris dans la tourmente déroutante que connaît le pays depuis qu'il a assumé ses fonctions, notamment avec la panique que sèment la montée de l'insécurité et les affrontements de Jebel Châmbi, depuis plus d'une dizaine de jours, outre le piétinement de l'enquête sur l'assassinat du leader frontiste Chokri Belaïd, mais il n'est pas (ou pas encore) dans l'état d'esprit de quelqu'un qui va jeter l'éponge.

Au micro de nos confrères de la chaîne publique Watania-1, au journal de 20 heures d'hier, M. Ben Jeddou a opposé un niet catégorique aux rumeurs circulant dans certains organes de presse sur son possible départ de l'Intérieur, ajoutant également qu'une enquête a été diligentée à ce sujet, pour connaître l'origine et les auteurs de ces bruits, et sur d'autres informations faisant état de complots visant à assassiner des responsables de la sécurité et l'implication de cadres du ministère de l'Intérieur dans les évènements du Jebel Châmbi. Pour le ministre, toutes ces rumeurs «ont la fâcheuse conséquence de porter atteinte à la sécurité du pays».

M. Ben Jeddou a démenti qu'il avait l'intention de démissionner. «Soyons sérieux. Est-ce répondre par un simple ''allo'' à un appel téléphonique implique nécessairement toute une déclaration (...) C'est ce qui m'arrive ces derniers jours: on m'attribue, dans une certaine presse, des prises de position et des déclarations qui ne sont pas du tout les miennes», ajoutant pour plus de clarification qu'«il y a même des sites qui me sont attribués et qui ne sont nullement à moi. Tous ces sites sont de pures inventions» de certains esprits malintentionnés.

Pour mettre un terme aux «ragots», rien ne peut être plus efficace qu'une lumière entière faite sur tout ce qui trouble la quiétude de la population tunisienne.

La sagesse populaire tunisienne, ne dit-elle pas que «l'œuf ne fait 'tac!' que parce qu'il y a une craquelure»? Traduisons: il y a fumée et, donc, il y a feu...

M. Ben Jeddou, le pays attend depuis votre nomination, à la mi-mars, des résultats concrets sur un bon nombre de dossiers, très sensibles et très brûlants, notamment la vérité sur l'assassinat de Chokri Belaïd. Vous avez dit vous même que ce dossier sera l'une de vos priorités. Or, on ne voir rien venir...

Marwan Chahla