Le vice-président d'Ennahdha, Abdelfattah Mourou a déclaré qu'Ennahdha s'accroche au pouvoir de crainte de voir certains de ses partisans retourner en prison.
Invité mardi par Elyes Gharbi et Samah Meftah dans l'émission ''Express'' d'Express FM, pour parler du groupe Ansar Al-Chariâ qui menace de déclencher le jihad dans le pays, Abdelfattah Mourou a affirmé que personne n'a le droit de porter des armes en Tunisie. Il a cependant admis qu'avec ce mouvement salafiste jihadiste, il y a un vrai danger et qu'un scénario sanglant n'est pas exclu.
Est-ce Rached Ghannouchi est convaincu de ce danger? Réponse: «Oui. En tout cas, moi j'ai toujours dit mon avis, mais je ne suis pas très écouté. Il y a de la pression au sein du mouvement d'Ennahdha et même de l'extérieur pour qu'il ne quitte pas le pouvoir. Surtout qu'il y a des chances que certaines parties reprennent le pouvoir et fassent retourner quelques personnes en prison. Rached Ghannouchi est convaincu qu'il faut faire une alternance et céder le pouvoir de manière démocratique, mais le problème réside dans la base qui fait pression sur lui. Puis il n'y a aucune garantie», a notamment précisé M. Mourou.
M. Mourou n'a cependant pas expliqué pourquoi certains membres d'Ennahdha craignent-ils de retourner en prison. Qu'ont-ils à se reprocher?
Z. A.