abdelmagid belaid 5 15100 jours après l'assassinat de Chokri Belaïd, les tueurs courent toujours et, au fil des jours, le frère du martyr ne cesse d'affirmer qu'Ennahdha est derrière le tir mortel. Le nom de Kamel El-Aïfi, membre du Conseil de la Choura, revient à la surface. 

 

Selon Abdelamajid Belaïd, qui s'exprimait hier sur le plateau de Hannibal TV, l'ancien ministre de la Justice, Noureddine Bhiri, actuellement ministre conseiller auprès du chef du gouvernement provisoire, a tout fait pour dissocier l'affaire Fathi Dammak, homme d'affaires incarcéré pour trafic d'armes, de celle de l'assassinat de Chokri Belaïd, le 6 février dernier.

«Il s'agit d'un crime d'Etat. J'accuse le parti Ennahdha au pouvoir. Parmi les preuves, et à part le témoignage de mon fils qui, avec une autre personne, a aperçu Kamel El-Aïfi près de la scène du crime, c'est-à-dire devant la maison du martyr, il y a le juge d'instruction qui a auditionné un ancien prisonnier ayant séjourné dans la même cellule que Fathi Dammak... Ce dernier a fait des révélations à son compagnon de cellule, en lui lançant, le jour de l'assassinat : ''Ils ont fini par le faire'', avant de lui raconter des choses à propos de Kamel El-Aïfi, Belhassen Naccache, Ali Ferchichi», raconte Abdelmajid Belaïd.

Ces trois membres d'Ennahdha, cités dans l'affaire de trafic d'armes où est accusé Fathi Dammak, sont laissés inexplicablement en liberté.

Pour le frère de Chokri Belaïd, il ne fait aucun doute : l'assassinat a été commandité par des éléments d'Ennahdha.



Z. A.