ghannouchi abou iyadh 5 15Le congrès du mouvement salafiste jihadiste Ansar Chariâ Kairouan «n'a pas été autorisé et n'aura donc pas lieu», a déclaré Rached Ghannouchi, chef d'Ennahdha, lors d'une conférence de presse, mercredi, au siège de son parti. 

 

Tout en affirmant que son parti «soutient le gouvernement dans toutes ses décision», M. Ghannouchi a lancé aux membre d'Ansar Al-Chariâ: «Je vous conseille de ne pas entrer en confrontation avec l'Etat, fort de ses milliers d'années d'existence».

Le chef d'Ennahdha était visiblement en colère contre ses «frères» salafistes d'Ansar Al-Chariaa, devenus une menace pour le pays et portant même préjudice à son parti.

«Le congrès de Kairouan de dimanche n'est pas légal. Il n'aura donc pas lieu et toute personne cherchant à nuire à la sécurité et à enfreindre la loi sera punie... La loi est au-dessus de tout le monde et sera appliquée sévèrement», a-t-il prévenu sur un ton ferme.

A propos des déclarations d'Abou Iyadh, le chef d'Ansar Al-Chariâ qualifiant la police et l'armée de «tawaghit» (despotes), M. Ghannouchi a précisé que «le seul ''taghout'' (despote) a quitté le pays depuis le 14 janvier», par allusion à Ben Ali.

M. Ghannouchi a profité de la rencontre avec les médias pour revenir sur l'assassinat du commissaire Mohamed Sboui, un drame qui a secoué l'opinion publique et qui fait chuter Ennahdha dans les derniers sondages d'opinion. «L'homme a été torturé et égorgé par une épée avant que ses tueurs ne le volent et se partagent la somme d'argent retrouvée sur lui. Puis ils sont allés raconter leur crime à l'imam du coin. Il leur a fait une fatwa et leur a ouvert la mosquée pour y passer la nuit. Depuis quand nos mosquées sont-elles-devenues ainsi. Ceci est inadmissible», a-t-il lancé.



Z. A.