Hamma Hammami indique que les manifestations «Qui a tué Chokri?», qui se tiennent tous les mercredis, à l'avenue Habib Bourguiba, sont autorisées par le ministère de l'Intérieur, comme le veut la loi.
Le ministère de l'Intérieur n'a pas autorisé la tenue du congrès d'Ansar Al-Chariâ, dimanche 19 mai, à Kairouan. Ce qui a conduit à des actes de violence et des affrontements dans la capitale aghlabide et à la cité Ettadhamen, lieu où ce mouvement salafiste jihadiste a transféré dans l'urgence sa réunion.
Suite à ces événements, soldés par 1 mort et une quinzaine de blessés, des responsables d'Ansar Al-Chariâ ont accusé le ministre de l'Intérieur de manquer d'équité. Bilel Chaouachi, l'un des porte-paroles de ce mouvement extrémiste, a déclaré, dimanche, dans le journal de 20 heures, sur Al-Watania1, que le Front Populaire se réunit tous les mercredis sans autorisation. Cela est injuste, car il faut appliquer la loi à tout le monde et non pas viser les salafistes et les marginaliser, a-t-il déploré.
De son côté Adel Âlmi, président de l'Association centriste pour la sensibilisation et la réforme (un ancien membre du Rcd, converti à l'islamisme après la révolution) a laissé supposer que les partis de gauche et notamment Hamma Hammami sont des hors-la-loi, puisqu'ils n'ont d'autorisation pour leurs manifestations du mercredi.
En réponse à toutes ces allégations, Hamma Hammami a confirmé à Shems FM que le Front populaire, respectueux de la loi, a toujours demandé des autorisations pour ses manifestations, tout en invitant aux autres parties de respecter les lois et l'Etat.
Y. N. M.