mohamed abbou 6 14Selon Mohamed Abou, le gouvernement est en train de pratiquer les deux poids deux mesures dans la gestion des dossiers de corruption, avec même des arrangements sous la table.

L'ex-ministre de la Réforme administrative dans le gouvernement Hamadi Jebali, qui a géré es-qualité certains dossiers de la corruption liée à l'ancien régime, a déploré, jeudi soir, dans l'émission ''9 heures du soir'', le retard pris dans la mise en place de la justice transitionnelle.

Avocat en cassation et président du nouveau parti Attayar Al-Dimocrati (Courant démocratique), Mohamed Abbou a déclaré:

«Il est vrai, et qu'on le dise franchement : il y a des hommes d'affaires dont les dossiers sont pires que celui de Sami Fehri (patron d'Attounissia TV, incarcéré depuis près d'un an dans le cadre d'une affaire de corruption, Ndlr), mais qui ont été soit épargnés soit traités avec des arrangements sous la table. Ceci, on le sait, et beaucoup de corrompus sont aujourd'hui libres».

Mohamed Abbou a ainsi dit tout haut ce que beaucoup de Tunisiens pensent tous bas. Appuyant, ainsi, indirectement, les déclarations de Abdelaziz Essid, avocat de Sami Fehri, indigné par le mandat de dépôt émis, jeudi, à l'encontre de son client dans l'affaire dite de la Poste Tunisienne, pour le maintenir en prison.

Me Essid a déploré, par ailleurs, l'acharnement judiciaire sur son client, qui contraste avec l'indulgence montrée par le pouvoir judiciaire envers des figures phares de l'ancien régime et de son système de corruption.

Z. A.