Dans un entretien au journal algérien ''Al-Khabar'' publiée dimanche, Rached Ghannouchi, président du parti islamiste Ennahdha, affirme que «les jihadistes en Tunisie sont quelques dizaines de jeunes réfugiés au Jebel Châmbi».
Estimant que «le Tunisien n'est pas porté sur la violence» et que «la géographie (de la Tunisie, Ndlr) ne permet pas la recrudescence du phénomène de la violence dans la société tunisienne», M. Ghannouchi a affirmé, en réponse à une question sur la montée du mouvement jihadiste dans son pays, que «le jihadisme se résume presque à un groupe ne dépassant guère quelques dizaines de jeunes qui se sont repliés dans une zone montagneuse au Jebel Châmbi et sont encerclés par l'armée», tout en appelant, au passage, à «ne pas brosser un tableau où il serait question d'une montée du salafisme en Tunisie».
«La présence des salafistes en Tunisie n'a rien d'inquiétant, d'autant que les groupes menaçant la sécurité sont sous le contrôle de l'armée», a aussi déclaré Rached Ghannouchi, ajoutant: «Je ne crois pas qu'il y ait aujourd'hui un pays au monde où il n'y aurait pas de poches où sont commis des actes hors-la-loi».
«Il faut éviter d'exagérer et de grossir les faits. La Tunisie, aujourd'hui, ne peut être résumée au salafisme, comme elle ne peut être résumé au phénomène Femen», a conclu le dirigeant islamiste tunisien.
I. B.