Après avoir accusé certains présents de l'avoir agressé lors de l'ouverture du Congrès national contre la violence et le terrorisme, l'activiste islamiste Adel Âlmi, est monté à la tribune et s'est écroulé par terre. Cinéma, cinéma...
Adel Âlmi, le président de la très mystérieuse Association centriste pour la sensibilisation et la réforme, est arrivé mardi au palais des Congrès de Tunis, où s'est ouvert le Congrès national contre la violence et le terrorisme (18-19 juin), auquel il n'était pas invité, a pris un siège parmi les présents. Ces derniers, dont la majorité sont des militants du Front populaire, se sont mis à crier «Ya Belaïd ya Chahid, Achkoun qtal Belaïd» (Belaïd est martyr, qui a tué Belaïd?) et ont lancé des «dégage» bien sonores à l'intrus et à ses camarades, membres des Ligues de protection de la révolution (LPR), une milice au service d'Ennahdha.
«Alors que l'on annonçait le démarrage du congrès, Adel Almi s'est précipité sur la tribune et, en faisant mine de tomber, a crié qu'on l'a tabassé. C'était du pur théâtre. Personne ne l'a touché», raconte l'envoyée de Kapitalis.
Ce congrès contre la violence était une idée de Chokri Belaïd, assassiné le 6 février dernier par des extrémistes religieux de la mouvance islamiste à laquelle appartient Adel Âlmi et les LPR, qui ont souvent appelé à la violence et l'ont même pratiquée en plusieurs occasions.
Adel Âlmi est un marchand de légumes qui appartenait à l'ex-parti au pouvoir et roulait pour l'ancienne dictature avant de se convertir à l'islamisme après l'accession du parti islamiste Ennahdha au pouvoir.
Z. A.