racgid ammar 6 24 2«S'il y avait eu, le 14 janvier 2011, un chef d'état major épris de pouvoir, il serait aujourd'hui encore à la tête de l'Etat. Car la troupe suit son chef», a déclaré le général Rachid Ammar.

Traduire : je n'ai à aucun moment pensé que ma mission, après la fuite de Ben Ali, était de prendre sa place.

Le chef d'état major interarmes, qui intervenait pour la première fois sur le plateau de l'émission ''9 heures du soir'' sur Attounissia TV, a rappelé la doctrine de l'armée tunisienne qu'il a enseigné lui-même à plusieurs générations d'officiers à l'Académie militaire et qui consiste à ne jamais se mêler directement de politique.

Le général Ammar a rappelé, à ce propos, son refus d'assurer la présidence de la république lorsque la proposition lui avait été faite, le 15 janvier, au cours d'une réunion au ministère de l'Intérieur, en présence de Mohamed Ghannouchi, alors autoproclamé président de la république par intérim, et les ministres de l'Intérieur, Ahmed Friaâ, et de la Défense, Ridha Grira, et d'autres hauts responsables du pays.

«Le jour où j'enlèverai mon uniforme, j'irai directement chez moi. Je ne voudrais être ni ambassadeur, ni ministre», a-t-il dit.