marzouki 5 16Selon Adnene Mansar, le président provisoire de la république, Moncef Marzouki, est la cible d'une campagne de dénigrement depuis qu'il a mis les pieds au Palais de Carthage.

Le porte-parole de la présidence provisoire de la république, qui parlait jeudi matin à Express FM, a ajouté, sans craindre le ridicule et, surtout, sans avancer la moindre preuve, que «des sommes importantes et un dispositif médiatique ont été mis en place pour nuire à l'image du président Marzouki».

M. Mansar a accusé un bien mystérieux «parti d'opposition dont on n'a pas entendu la voix avant la révolution» (sic !) d'être derrière cette campagne, sans nommer ce parti ni donner le moindre indice pouvant aider à le reconnaître.

«M. Marzouki est victime d'une grande injustice qui atteint un degré de bassesse morale», a dit aussi M. Mansar. Cet universitaire, dont on n'a pas entendu la voix non plus avant la révolution, a ajouté que «certains (détracteurs de M. Marzouki, Ndlr) cherchent à retrouver une nouvelle virginité en s'attaquant à l'institution de la présidence, parce qu'ils savent que le militant des droits de l'homme Moncef Marzouki ne déposera pas de plainte contre eux. Auparavant, ces gens-là n'osaient même pas critiquer un ''ômda'' (mouchard au plus bas étage de l'administration sous Ben Ali, Ndlr)»

Ces déclarations suscitent des interrogations. Qui sont ces mystérieuses parties qui gaspilleraient leur argent dans une oeuvre aussi inutile que le dénigrement de Moncef Marzouki?

Ce dernier, on le sait, est le meilleur ennemi de lui-même. Dès qu'il fait un geste ou ouvre la bouche, il ne nuit pas seulement à sa propre image, il détruit celle de la Tunisie et des Tunisiens, qui ne l'ont pas élu mais qui doivent supporter encore ses frasques.

Lorsque M. Marzouki cessera de se rendre ridicule aux yeux des Tunisiens et à prendre des décisions à l'emporte-pièce, les médias ne trouveront peut-être plus rien à lui reprocher. C'est à lui d'améliorer sa copie, et c'est le rôle des conseillers, comme M. Mansar, de bien lui expliquer ce qu'il convient de dire et de faire, et non de défendre aveuglément ses errements (comme la rupture des relations avec la Syrie, ses propos sur l'opposition, ses courbettes devant l'émir du Qatar, etc.).

En leur temps, les Abdelwaheb Abdallah et Abdelaziz Ben Dhia faisaient la même chose avec Ben Ali. On connait maintenant le résultat...

I. B.