alliance democratique congres 7 3La plupart des partis et acteurs de la scène politique ont répondu présents, aujourd'hui, au Palais des Congrès de Tunis, au 1er congrès de l'Alliance démocratique, qui a joué ainsi la carte de l'union. 

Ce congrès, le 1er depuis l'annonce de la création du parti, le 8 novembre 2012, s'est donc distingué par la présence d'invités parmi les personnalités les plus influentes sur la scène politique tunisienne. Tels Béji Caid Sebsi, leader de Nida Tounes, Ahmed Nejib Chebbi, Maya Jeribi (Parti républicain), Hamma Hammami (Front populaire), Samir Ettaieb (Al-Massar), Mustapha Ben Jaâfar (Ettakatol), Abdelwaheb El Hani (Al-Majd) ou encore Kamel Morjane (Al-Moubadara) étaient parmi les présents. On notera néanmoins l'absence de Rached Ghannouchi, leader d'Ennahdha, absence justifiée par un voyage au Qatar, qui coïncide – comme par hasard – avec la visite du président français François Hollande en Tunisie. Le parti islamiste s'est fait néanmoins représenter par Samir Dilou, ministre des Droits de l'homme et de la Justice transitionnelle, Maherzia Laâbidi, vice-présidente de l'Assemblée nationale constituante (Anc), qui a quitté la salle au moment où M. Caïd Essebsi a pris la parole, et Amer Larayedh.

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Mohamed Hamdi accueille Béji Caïd Essebsi.

«Ce parti se veut être l'initiateur d'une vraie démocratie citoyenne, où chaque citoyen devient gouverneur et maître de son destin», a expliqué Mohamed Hamdi, coordinateur général du parti. L'Alliance démocratique se doit, dans un proche avenir, réguler le rôle de l'Anc et éviter ses dérives, instaurer un dialogue sérieux entre les partis politiques, militer pour une feuille de route politique claire.

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Lazher Akremi (Nida Tounes) et Samir Ettaieb (Al-Massar).

Selon M. Hamdi, l'Alliance démocratique se doit également oeuvrer pour l'adoption d'une constitution conforme aux aspirations de tous les Tunisiens, et non celle d'un parti ou d'un groupe de gens, par allusion aux accusations lancées à l'encontre de Habib Khedher, le rapporteur nahdhaoui de la constitution, d'avoir manipulé des articles du projet de loi fondamentale présenté le 1er juin, des accusations qui avaient créé la polémique en ce début de semaine.

Seif Eddine Akkari