siege ennahdha 17Le portrait de Mohamed Morsi, président égyptien déchu, a été brandi, aujourd'hui, à l'Assemblée nationale constituante (Anc) par Adel Ben Attia, membre d'Ennahdha.

 

C'était lors de l'intervention de Mohamed Brahmi, élu du parti du Peuple, qui a félicité le peuple égyptien pour sa victoire.

Sahbi Âtig, président du bloc parlementaire d'Ennahdha a, de son côté, condamné le coup d'Etat militaire en Egypte. Selon lui, «l'échec de la révolution en Egypte sera une menace pour la démocratie dans le monde arabe».

Le député nahdhaoui estime que le changement de régime de la manière où il a été effectué par l'armée égyptienne a toutes les caractéristiques d'un putsch militaire.

En fin de matinée, le parti Ennahdha a publié un communiqué condamnant le «coup d'Etat» en Egypte.

«La légitimité en Egypte est représentée par Mohamed Morsi. Il s'agit donc d'un putsch et Ennahdha ne peut que le condamner», lit-on dans le communiqué. Qui ajoute qu'Ennahdha condamne aussi la cascade d'arrestations des leaders du Parti de la liberté et de la justice, vitrine politique du mouvement des Frères musulmans dont est issu Mohamed Morsi, et de divers autres mouvements islamistes, et «appelle à leur libération immédiate.»

«Nous condamnons la fermeture d'institutions médiatiques ainsi que l'empêchement des journalistes de travailler et de couvrir les évènements», ajoute Ennahdha dans son communiqué, qui dénonce notamment «la participation des symboles de l'islam et du christianisme à ce coup d'Etat en trouvant les mots pour le justifier», par allusion à la présence du cheikh d'Al-Azhar et de pape des Coptes aux côtés de Abdelfattah Al-Sissi, au moment de l'annonce de la destitution de Mohamed Morsi.

En conclusion, le parti islamiste tunisien appelle toutes les forces politiques imbues de démocratie à dialoguer entre elles et à «revenir à la légitimité».

Z. A.