lotfi ben jeddou 5 8Suite aux nombreuses critiques adressées au ministre de l'Intérieur Lotfi Ben Jeddou, qui a menacé de «réprimer tout mouvement populaire contre la légitimité», ce dernier, traité de «partisan d'Ennahdha», nie avoir menacé quiconque.

Le ministre, qui a eu droit à des critiques très virulentes de la part de certains citoyens, a précisé, dans un communiqué diffusé mercredi sur la page Facebook officielle de son ministère, qu'il n'a jamais menacé quiconque manifeste pour appeler à dissoudre l'Assemblée nationale constituante (ANC). Mais, qu'il a simplement appelé les partis et l'ANC à coordonner leurs violons, afin d'en finir rapidement avec la période de transition et d'éviter ainsi la «fitna» (discorde) dans le pays.

Aujourd'hui, beaucoup de Tunisiens ne font plus confiance à l'ANC, qui a perdu sa crédibilité en prolongeant son mandat au delà d'une année, sans pour autant avancer dans la réalisation de ses deux principales missions: adopter une nouvelle constitution et préparer des élections générales.

Le mouvement Tamarod a ainsi lancé sur les réseaux sociaux une pétition appelant à la dissolution de l'ANC qui a recueilli des centaines de milliers de signatures. Plusieurs militants politiques, des démocrates de gauche, de droite et de centre-gauche ont soutenu le mouvement. C'est ce qui inquiète la «troïka» au pouvoir et, particulièrement, le mouvement islamiste Ennahdha, qui craint de subir le sort du mouvement des Frères musulmans en Egypte, dont il est a branche tunisienne.

Z. A.