Le Cercle débat d'Al Qotb organise une conférence-débat sur le thème : «Ordonnance pour un système de santé malade», le lundi 22 juillet à 21h30 à son local, sis au 15, rue Dr Laveran, à Tunis.
Les états-généraux de la santé qui vont se dérouler en 2013 après la révolution de la dignité et de la liberté offrent l'opportunité de passer en revue les points forts et les points faibles de notre système de santé : pour mieux offrir une ordonnance de solutions.
Le système de santé publique est depuis l'indépendance le pilier de la santé en Tunisie et ce malgré les changements du modèle de développement économique.
Ainsi la distribution de l'infrastructure sanitaire est importante, la couverture sociale est élargie, l'environnement de la santé (logement, niveau économique des familles, éducation, PIB) est améliorée, ce qui a porté l'espérance de vie à la naissance à 75 ans et la mortalité maternelle à 35/100.000 naissances vivantes.
Mais ces points lumineux ne doivent pas cacher un déséquilibre régional et social des services de santé de plus en plus marqué et remarquable.
Ainsi la hausse continue de la participation des foyers aux dépenses de la santé actuellement de 45% est une réalité aboutissant à une santé à deux vitesses : le public pour les pauvres et le privé pour les nantis.
D'autres anomalies persistent: le déséquilibre entre formation et emploi et une densité médicale et paramédicale dangereusement variable d'une région à une autre.
Notre santé est mise à l'épreuve par les défis de la transition épidémiologique et démographique mais aussi par la conjoncture économique difficile.
La dignité retrouvée après le 14 janvier stipule que la santé est un droit pour tout citoyen et que la liberté est aussi celle de la société civile pour participer au débat sur l'avenir de ce secteur en Tunisie jusque là monopole du pouvoir en place.
Trois objectifs stratégiques doivent être fixés pour remédier à la situation problématique que traverse notre système de santé :
- un système de santé moderne et efficient;
- une nouvelle gouvernance des établissements sanitaires publics;
- une nouvelle politique de prévention.
Toutes ces questions seront abordées par Dr Rafik Boujdaria, professeur universitaire et militant associatif, au cours de la veillée ramadanesque de lundi, en présence de militants du parti Al Qotb et de nombreux professionnels du secteur de la santé.
Source : communiqué.