Les Tunisiens célèbrent aujourd'hui le 56e anniversaire fête de la république. Mais pas tous. Des esprits chagrins se dissocient de cette célébration. Comme le député d'Ennahdha Sadok Chourou.
Le représentant du parti islamiste tunisien à l'Assemblée nationale constituante (ANC) a, en effet, dénoncé la campagne menée par une trentaine d'associations (il est bon de savoir qu'aucune association islamiste n'est dans la liste) pour inciter les citoyens à hisser le drapeau national au dessus de leurs maisons le mercredi 25 juillet pour célébrer solennellement l'anniversaire de la république.
«Je n'en vois pas l'utilité», a déclaré Sadok Chourou aux médias. Il aurait, sans doute préféré, lui, le salafiste proche des Ansar Al Chariâ, voir hisser le drapeau noir et blanc de ce groupe affilié à Al Qaïda ou, tout au moins, la bannière d'Ennahdha.
Il y a des Tunisiens qui vivent en Tunisie mais qui ont d'autres allégeances qu'à la nation qui les a vu naître et qui leur a permis d'aller à l'école, de s'organiser dans des partis et même, dans le cas de Sadok Chourou, de se faire élire à l'Assemblée nationale, de toucher mensuellement plus de 4.000 dinars sur le compte du contribuable et de se payer le luxe d'être très souvent absents.
L'ingratitude reconnaitra les siens.
Z. A.