Après les obsèques de Mohamed Brahmi, les manifestants devaient se diriger vers l'Assemblée nationale constituante (ANC), au Bardo, où ceux qui les ont précédés ont été bombardés par une pluie de bombes lacrymogènes.
Témoignage d'un citoyen : «La police semble avoir pour instruction d'empêcher tout rassemblement devant l'Assemblée. Alors que la manifestation était pacifique, ils nous ont bombardés avec des bombes lacrymogènes et poursuivis avec des matraques. Malheur à celui ne court pas très vite».
Des manifestants sont tombés, ont perdu connaissance et suffoqué. Une pharmacienne du coin affirme avoir soigné beaucoup de personnes qui ont un malaise du à l'inhalation de gaz toxiques.
Autre témoignage: «Il y a avait, depuis ce matin, un dispositif sécuritaire et militaire impressionnant. Il y avait plus d'agents que de manifestants.»
I. B.
Illustration: photo d'archives.