Après avoir parlé, dimanche 23 février, d’un coup d’Etat déjoué par la présidence de la république, Adnene Mansar, directeur du cabinet présidentiel (et porte-parole de la présidence) s’est rétracté, affirmant que ses propos ont été déformés.
Bien sûr, et pouvait-il en être autrement? Les Tunisiens qui l’ont vu et entendu parler d’un putsch que Marzouki-Zorro et Mansar-Rocky ont déjoué à temps auront du mal à accepter sa bien tardive mise au point. Il a fallu attendre 5 jours, après sa pitoyable et risible prestation dans l’émission ‘‘Liman Yajro’ Faqat’’, sur Ettounsia TV, qui a fait couler beaucoup d’encre et suscité des démentis catégoriques de la part, notamment, de l’ancien ministre de la Défense Abdelkrim Zebidi, pour que le chef de cabinet de la présidence provisoire de la république réagisse et... se défausse, comme d’habitude, sur les médias qui auraient mal compris et interprété ses propos, comme si ces propos n’étaient pas assez clairs pour le commun des mortels. Adnene Mansar a donc expliqué que ses propos ont été déformés et qu’il a seulement souligné que les hauts responsables de l’armée nationale et de la sécurité n’ont pas répondu à l’appel à un putsch émanant de certaines parties au lendemain de l’assassinat de Mohamed Brahmi, le 25 juillet. Il n’y avait donc pas eu une tentative de putsch, mais juste des appels à un putsch émanant de certaines parties auxquels l’armée et les services de sécurité sont restés indifférents? Pourquoi, dans ce cas, M. Mansar a-t-il pris la peine d’en parler, au risque de susciter des interrogations et des inquiétudes dans l’opinion publique. C’est pour le moins irresponsable de la part d’un haut responsable du Palais de Carthage. Pire que la fanfaronnade de dimanche dernier dans une émission à forte audience: la pantalonnade de vendredi, digne d’un clown triste. Z. A. |