Le ministre de l’Intérieur a adressé à son homologue des Affaires religieuses une liste des imams extrémistes devant être limogés immédiatement.
Les services spéciaux du ministère de l’Intérieur ont établi une liste des imams qui appellent à la haine, à la violence et au jihad et/ou utilisent leurs prêches dans les mosquées pour faire la propagande de certains partis. La liste a été soumise au ministère des Affaires religieuses afin qu’il procède au remplacement de ces imams qui constituent une menace pour la stabilité dans le pays. Cette décision du ministère de l’Intérieur constitue un véritable test pour l’actuel ministre des Affaires religieuses, Mounir Tlili, qui était proche de son prédécesseur au poste, l’imam salafiste wahhabite Noureddine Khademi. Il y a une dizaine de jours, Mounir Tlili avait affirmé, lors d’une réunion avec les prédicateurs et les membres du syndicats des affaires religieuses, «la nécessité de se concerter sur les mécanismes pouvant aider le ministère à reprendre le contrôle sur tous les mosquées pour y garantir un discours neutre de toute instrumentalisation partisane». Il a, aujourd'hui, la possibilité de conformer ses actes à ses paroles. Le ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou avait annoncé, samedi 1er mars, que 380 mosquées échappent actuellement au contrôle de l’Etat et que les discours des imams qui y assurent les prêches représentent un grand danger pour le pays. Z. A. |