Les autorités sécuritaires de Gafsa (sud-ouest) ont fait savoir au Front Populaire qu’Ammar Amroussia, secrétaire général adjoint du Parti des Travailleurs et son porte-parole dans la région, fait l’objet de menaces de mort.
Suite à cette alerte, M. Amroussia a bénéficié d’une garde rapprochée mise à sa disposition par le ministère de l’Intérieur. Opposant tunisien, emprisonné et torturé sous l’ancien régime, Ammar Amroussia a participé au soulèvement populaire dans le bassin minier de Gafsa en 2008 et à la révolution qui a provoqué la chute de Ben Ali, en janvier 2011. Après les élections du 23 octobre 2011, il n’a eu cesse de critiquer les gouvernements islamistes d’Ennahdha. Ceci explique-t-il cela: il a été agressé à plusieurs reprises par des extrémistes religieux. «Les menaces ne me dissuaderont pas de continuer la lutte pour la démocratie et la liberté, et contre l’extrémisme et l’injustice», a-t-il déclaré, en réaction à ces menaces. Y. N. M. |