mehdi jomaa 1 27Mehdi Jomaâ, chef du gouvernement provisoire, se rendra en visite officielle en France, les 31 mars et 1er avril, puis aux Etats-Unis, du 2 au 4 avril, à l’invitation des présidents François Hollande et Barak Obama.

A Paris comme à Washington, Mehdi Jomaâ se fera accompagner par une délégation d’hommes d’affaires, qui auront pour mission de convaincre leurs homologues français et américains de l’intérêt d’investir en Tunisie et d’examiner avec eux les opportunités de partenariat dans plusieurs secteurs où notre pays offre encore des avantages comparatifs.

Aux Etats-Unis, Mehdi Jomaa rencontrera des membres du Congress et des représentants de l’administration américaine ainsi que des hommes d’affaires, indique le communiqué du gouvernement tunisien. Qui ne précise pas cependant si la partie tunisienne va s’enquérir du sort de sa demande de garantie américaine en vue d’une nouvelle sortie sur le marché financier international, demande à laquelle Washington n’a pas encore donné suite. 

Il faut noter, à ce propos, que la Tunisie a d’autant plus besoin de ces garanties que sa note souveraine a été dégradée à plusieurs reprises ces deux dernières années par les agences internationales de notation et que l'obtention de nouveaux emprunts sur les marchés internationaux est devenue quasiment hasardeuse car trop coûteuse.

Or, le gouvernement Jomaa a besoin de nouveaux emprunts pour mobiliser les ressources nécessaires au bouclage du budget d'Etat pour l'exercice 2014.

La présidence américaine a annoncé, pour sa part, dans un communiqué, que le président Obama recevra Jomaa, le 4 avril, à la Maison Blanche. La question de la transition démocratique en Tunisie sera au cœur de la rencontre, a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche.

Obama et Jomaâ parleront aussi de plusieurs sujets d’intérêt régional et bilatéral ainsi que des affaires sécuritaires, économiques et politiques, indique encore le communiqué.

L’invitation d’Obama à Jomaa avait été remise par John Kerry, secrétaire d’Etat américain, lors de sa visite à Tunis, le 18 février dernier.

Z. A.

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