Les autorités tunisiennes ont ouvert des canaux de contact avec leurs homologues libyennes pour obtenir des informations précises sur l’opération d’enlèvement, vendredi, du diplomate tunisien en poste à Tripoli.
Dans un communiqué rendu public samedi, le ministère des Affaires étrangères a indiqué qu’il suit cette affaire en coordination avec la présidence provisoire de la république, sans donner de précisions sur l’identité, les motivations ou les exigences des inconnus qui ont kidnappé le diplomate Mohamed Cheikhrouhou. Le ministère indique, dans le même communiqué, avoir demandé aux autorités libyennes de «faire tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir la libération de l'agent kidnappé et assurer la protection du personnel des missions diplomatique et consulaires tunisiennes en Libye.» Le ministère précise, par ailleurs, qu’il «suit avec la plus grande attention la situation de la communauté tunisienne installée dans ce pays frère».
Quant on connait la situation actuelle en Libye, où le gouvernement a du mal a rétablir son autorité sur la totalité du pays et où des groupes armés font régner leur loi dans plusieurs régions, on peut avoir de réelles inquiétudes sur le sort des dizaines de milliers de Tunisiens établis dans ce pays. I. B. Illustration: Siège du ministère des Affaires étrangères, à Tunis. |