hamadi jebali1Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement provisoire, a présenté sa démission, dimanche 23 mars, de son poste de secrétaire général d’Ennahdha, provoquant un séisme au sein du parti du parti islamiste.

L’information a été d’abord démentie par Ajmi Lourimi, membre du Conseil de la Choura, avant d’être confirmée, quelques heures plus tard, par le porte-parole du parti Zied Laâdhari.

Ennahdha n’a pas encore pris de décision vis-à-vis de cette démission, présentée alors que Rached Ghannouchi, son président, n’est pas encore rentré du 9e forum du think-tank américain German Marshall Fund, qui s’est tenu du 21 au 23 mars à Bruxelles, en Belgique.

Zied Laâdhari n’a pas écarté que Hamadi Jebali puisse avoir «d’autres projets» politiques qui nécessitent son départ d’Ennahdha.

Des informations indiquent que l’ancien chef du gouvernement, dont les divergences avec son parti se sont multipliées ces derniers temps, se prépare pour fonder son propre parti.

M. Jebali, rappelons-le, avait été lâché par Ennahdha, lorsqu’il a proposé, au lendemain de l’assassinat de Chokri Belaïd, le 6 février 2013, de constituer un gouvernement de technocrates. Pis encore : Rached Ghannouchi l’a remplacé par Ali Larayedh, le très controversé ministre de l’Intérieur par qui le malheur était alors arrivé.

Reste à se demander si Hamadi Jebali peut avoir une vie après Ennahdha ou si sa démission va provoquer d’autres scissions au sein du parti islamiste, car l’homme, tout en étant minoritaire au sein de sa famille politique, ne manque pas de partisans.

Z. A.