Le chef du gouvernement provisoire Mehdi Jomaâ a rencontré récemment Khatib Al-Idrissi, chef spirituel des salafistes jihadistes tunisiens, a annoncé ‘‘Akher Khabar’’, dans sa livraison du mardi 25 mars 2014.
La même source précise que la rencontre a eu lieu au Palais du Gouvernement à la Kasbah, au lendemain de l’embuscade terroriste, le 16 février dernier, à Ouled Manaa, gouvernorat de Jendouba (nord-ouest), qui a fait 4 morts dont 3 agents de sécurité. Mohamed Khatib Ben Hanachi Ben Hsine Ben Belgacem Ben Boukhari, alias Khatib Al-Idrissi ou encore Abou Oussama Ettounsi, est l’un des religieux qui ont contribué à la propagation du salafisme jihadisme en Tunisie au cours des 3 dernières années. Il aurait, selon ‘‘Akher Khabar’’, des liens avec des agents de sécurité et de l’armée à la retraite ou limogés (Zied. T), ainsi qu’avec Karim K., médecin dans un dispensaire à Bir El-Hfay, à Sidi Bouzid (centre), ou encore un Rachid, membre de la cellule d’Ennahdha à Gafsa (sud-ouest). Ces gens l’aident à diffuser l’idéologie salafiste. Khatib Al-Idrissi, qui avait refusé de rencontrer des agents de l’ordre voulant solliciter son aide pour raisonner les jeunes salafistes jihadistes de la région, a finalement accepté de parler avec le chef du gouvernement, au lendemain des évènements de Jendouba, indique encore ‘‘Akher Khabar’’. Au cours de la rencontre, Mehdi Jomaa aurait demandé au chef extrémiste de calmer ses adeptes qui sont également partisans du groupe terroriste Ansar Charia. Le 1er juillet 2013, Khatib Al-Idrissi avait ouvert la mosquée Al Oumma, à côté de son domicile, à Sidi Ali Ben Aoun, Sidi Bouzid (centre). Lors de son inauguration, le 18 août 2013, la mosquée a accueilli plus de 1.200 salafistes venus de toutes les régions du pays, précise ‘‘Akher Khabar’’. Khatib Al-Idrissi a passé 2 ans dans les prisons de Ben Ali avant d’être libéré et mis en résidence surveillée jusqu’à la chute de l’ancien régime en janvier 2011. Z. A. Articles liés : Ghannouchi et Abou Iyadh : frères ennemis ou frères d’armes? |