amin slama 3 25L’activiste Mohamed Amin Slama, vice-président du Parti pirate tunisien, serait menacé de mort par Ennahdha, après qu’il ait accusé le parti islamiste d’être derrière le meurtre de Me Sabri Ziadi. La police française assure sa protection.

Le 17 mars, l'avocat tunisien Sabri Ziadi, un fervent opposant à Ennahdha, a été retrouvé pendu à un olivier, près de chez lui, à Takelsa (Cap-Bon). Plusieurs médias ont évoqué la thèse de l’assassinat par des milices nahdhaouis, évoquant le fait que l’avocat, ancien syndicaliste et opposant de gauche, détenait des dossiers sur des dépassements du parti islamiste et, notamment, de l’ex-ministre de la Justice Noureddine Bhiri.

Mohamed Amin Slama, 26 ans, réfugié en France depuis juin 2012, est camarade et client du défunt avocat. Il a soutenu la thèse de l’assassinat, position qu’il a défendue à travers les réseaux sociaux. Il a ainsi accusé frontalement Ennahdha d’être derrière ce qu’il a qualifié de «meurtre politique».

Selon le journal français ‘‘Le Point’’, Mohamed Amin a reçu de sérieuses menaces de morts de la part de partisans d’Ennahdha. Jeudi 20 mars, Oussama Boujah, ex-agent de la Sûreté de l'État, en exil en France, a publié un message sur page Facebook alertant contre la présence de 3 Tunisiens entrés en France pour liquider des opposants en détention de documents contre Rached Ghannouchi, leader d'Ennahdha, Abdelfattah Mourou, vice-président du parti, et les députés Habib Ellouze et Sadok Chourou. «Et à la tête de cette liste figure Mohamed Amin Slama», a-t-il indiqué.

Alertée, la polie française a réagi à cette menace en mettant en place des rondes sécuritaires autour du domicile de l’activiste.

Y. N. M.