marzouki baisseLa chambre syndicale des cabinets de sondage s’insurge contre Moncef Marzouki qui a déclaré que les sondages en Tunisie «n’ont aucune valeur».

Dans un communiqué diffusé jeudi et dont Kapitalis a reçu copie, la Chambre syndicale nationale des instituts d’étude de marketing et de sondage d'opinion, affiliée à la Fédération nationale des services (FNS) et l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica, centrale patronale), déplore les déclarations du président provisoire de la république Moncef Marzouki au magazine marocain ‘‘Tel Quel’’, «qui nuisent à la réputation des cabinets de sondage d’opinion». 

Interrogé sur les résultats des sondages d’opinion qui situent son taux de popularité en Tunisie très loin derrière Béji Caïd Essebsi (Nida Tounes), Hamadi Jebali et Ali Larayedh (Ennahdha), Hamma Hammami (Front populaire) et même Kaïs Saïed, professeur de droit constitutionnel, M. Marzouki a répondu que ces «sondages n’ont aucune valeur», «ils s'achètent et se vendent»mettant en question le professionnalisme des cabinets de sondages en Tunisie. Et leur intégrité morale. 

«Cette déclaration constitue une humiliation pour les compétences et les entreprises tunisiennes qui travaillent dans ce secteur», précise le communiqué.

«Le comportement de M. Marzouki est irresponsable. Il aurait dû donner l’exemple en matière de respect de toutes les composantes du peuple tunisien, y compris ses élites et ses diverses compétences. Il aurait dû aussi veiller à préserver la réputation de la Tunisie et éviter tout ce qui peut porter atteinte à une catégorie ou à un secteur professionnel», ajoute le communiqué signé par Nabil Belaam, président de la chambre syndicale.

«Chacun sait que les critiques exagérées adressées aux sondages d’opinion font partie des manoeuvres pré-électorales, et elles émanent de ceux qui préfèrent le flou et l’absence de visibilité à la transparence et à la liberté d’expression», conclue le communiqué.

I. B.