Dans une vidéo diffusée dimanche soir sur les réseaux sociaux, l'agent diplomatique tunisien Mohamed Ben Cheikh, enlevé en Libye, demande de l’aide de Moncef Marzouki .
Les autorités tunisiennes n’ont pas encore réagi pour authentifier le document et confirmer l’identité du présumé diplomate, Mohamed Ben Cheikh, qui demandait à Moncef Marzouki, président provisoire de la république, d’intervenir et de négocier avec ses ravisseurs en vue d’assurer sa libération. Le diplomate enlevé , au bord des larmes, supplie Marzouki de faire quelque chose pour le faire libérer et affirme que ses ravisseurs sont capables de le tuer. Ces derniers, qui se font appeler Chabab Ettawhik (Jeunesse de l'unicité) arborent les bannières caractéristiques des salfistes jihadistes et menancent de faire appliquer la loi du talion ("Oeil pour oeil, dent pour dent"). Ils qualifient, par ailleurs, les autorités tunisiennes de "taghout" (mécréance), qui n'appliquent pas la loi de Dieu. L'employé de l’ambassade tunisienne à Tripoli Mohamed Ben Cheikh a été enlevé le 21 mars dernier. Le 17 avril courant, le conseilleur d’ambassade Laâroussi Gontassi a été à son tour kidnappé, à Tripoli. Selon le ministère des Affaires étrangères, les ravisseurs sont des membres de la famille de Hafedh Edhbeê (alias Abou Ayoub) et Imed Elouej Badr (alias Abou Jaâfar Elliby), 2 Libyens condamnés à 20 ans de prison dans l’affaire de l’attaque terroriste de Rouhia (Siliana) en 2011, qui a fait des morts parmi les militaires tunisiens. Z. A.
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