Le chef du gouvernement provisoire Mehdi Jomaa effectuera une visite en France, les 28 et 29 avril courant. Il sera accompagné d’une forte délégation d’hommes d’affaires.
Invité officiellement en France par Manuel Valls, nouveau Premier ministre français, Mehdi Jomaa se rendra à Paris avec une centaine d’hommes d’affaires. Ces derniers payeront les frais de voyage et de séjour en France de leurs poches, a cru devoir préciser Mongi Hamdi, mardi soir, dans un entretien à la télévision nationale Watania 1. Au programme de cette visite, qui devait avoir lieu le 31 mars et 1er avril, mais a été reportée en raison des élections municipales en France et du changement à la tête du gouvernement, plusieurs rencontres avec des hommes politiques, des opérateurs économiques et des investisseurs potentiels. La présidence du gouvernement provisoire indique sur sa page Facebook officielle que cette visite vise notamment à consolider les relations entre les 2 pays, la France étant le 1er fournisseur et 1er client de la Tunisie. Wided Bouchamaoui, présidente de l’Utica, qui présidera la délégation des hommes d’affaires, va discuter avec son homologue du Medef, le patronat français, des opportunités offertes pour diversifier le partenariat économique entre les 2 pays. Il convient de rappeler que cette visite sera précédée par une visite conjointe en Tunisie des ministres français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, les 24 et 25, pour «accompagner ce pays initiateur des printemps arabes, qui a aujourd’hui adopté une Constitution et se trouve sur la voie du redressement économique», indique une déclaration, mardi, du porte-parole du quai d’Orsay. MM. Fabius et Steinmeier viendront à Tunis «pour saluer le cap historique franchi par la Tunisie avec l’adoption de la Constitution, encourager les Tunisiens à persévérer sur la voie du dialogue et du compromis jusqu’à l’organisation d’élections libres et transparentes et réaffirmer le soutien européen», souligne la même source. Z. A. Illustration: Manuel Valls et Mehdi Jomaa. |