Plusieurs députés, et pas des moindres, ont préféré s’absenter lors du vote, hier soir, de l’article relatif à l’exclusion politique. Ils ont manqué de courage politique...
Un homme politique doit d’abord se montrer courageux, être présent dans les moments décisifs et ne pas se débiner et se cacher pour ne pas avoir à prendre une décision ou à exprimer une position importante pour l’avenir de son pays. Les députés qui se sont absentés, mercredi soir, lors du vote, à l’Assemblée, du fameux article 167 de la loi électorale, relatif à l'exclusion des figures de l'ancien régime des prochaines élections, n’ont pas fait preuve de ce courage. Au contraire. Dans leur cas, on peut même parler de lâcheté. Car, quelles que soient les raisons qu’ils pourraient invoquer pour justifier leur absence, on retiendra qu’ils n’étaient pas là au moment où ils devaient l’être. Beaucoup parmi ces députés se sont absentés pour éviter de voter et de révéler ainsi le fond de leur pensée concernant l’article 167, un texte scélérat, anticonstitutionnel et anti-démocratique, et qui traduit la volonté de ses auteurs et promoteurs d’écarter de la course leurs adversaires politiques. Parmi ces députés qui ont fait preuve de lâcheté et sur lesquels les Tunisiens savent désormais qu’ils ne pourront plus compter à l’avenir, on citera, surtout, ceux qui auraient dû être là, parce que leur avis compte et qu’il aurait pu influencer l’orientation du vote : Ahmed Nejib Chebbi, Maya Jeribi, Issam Chebbi, Mahmoud Baroudi, Moncef Chikhrouhou, Samir Ettaïeb, Mohamed Fadhel Ben Moussa, Slaheddine Zahhaf, Dhamir Manaï, Amer Lârayedh et Walid Bannani. I. B. Illustration: Néjib Chebbi (Al-Jomhouri), Mahmoud Baroudi (Alliance démocratique) et Samir Ettaieb (Al-Massar). |
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