offre emploi 11 21La présidence de la république a accepté la démission du conseiller politique Aziz Krichen, annoncée le 10 avril dernier et qui devait prendre effet aujourd’hui.

Après avoir claqué la porte du Congrès pour la république (CpR), en décembre 2013, Aziz Krichen quitte le palais de Carthage, où il a été, pendant un peu plus de deux ans, l’un des principaux conseillers du président provisoire Moncef Marzouki.

Ce militant de la gauche tunisienne avait rejoint le CpR, quelques semaines après les élections du 23 octobre 2011. Et c’est ainsi qu’il a été appelé au Palais de Carthage.

M. Krichen compte par ailleurs créer son propre mouvement politique qui, dit-il, «répondra mieux aux besoins et attentes du peuple». Nous n’en doutons pas...

Quoique, là où en est la scène politique tunisienne actuelle, comptant (presque) autant de partis que d’activistes se croyant indispensables et nourrissant des ambitions politiques, un parti de plus ou un parti de moins ne risque pas de changer profondément la donne.

Cela ne nous empêche pas de souhaiter du succès à M. Krichen.

Sur un autre plan, il est utile de rappeler que la présidence de la république a enregistré plus de démissions en deux ans, sous le règne de M. Marzouki, qu’elle n’en a enregistrées en un demi-siècle. Et on peut aisément imaginer les raisons...

Y. N. M.

{flike}