Un délinquant arrêté récemment à Kasserine accuse Hamadi Jebali de diriger un réseau qui imprime de faux billets de banque et les diffuse à l’étranger.
Une copie du procès-verbal de cet interrogatoire, effectué dans un poste de police de Kasserine (centre-ouest), a été diffusée, il y a quelques jours, à travers les réseaux sociaux. Le délinquant ayant accusé l’ancien chef du gouvernement (décembre 2011-mars 2013) et ex-secrétaire général du parti islamiste Ennahdha, de diriger une bande de trafiquant de billets de banques, avait été arrêté, avec d’autres prévenus, dans le cadre d’une affaire de meurtre. La police a découvert que ces derniers étaient impliqués aussi dans un trafic de faux billets de banque, notamment avec la Libye. L’un des prévenus a accusé nommément Hamadi Jebali d’être à la tête du réseau des trafiquants. L’accusation est peu crédible et ressemble à une tentative, de la part du prévenu, de donner une dimension politique à l’affaire, dans l’espoir de passer à travers les filets de la justice. Reste à savoir qu’elle est la partie qui a diffusé une copie du procès-verbal de l’interrogatoire de police et le but qu’elle a visé à travers cette opération. Interrogé à ce sujet par le quotidien londonien ‘‘Acharq Al-Awsat’’ (samedi 4 mai 2014), Hamadi Jebali a indiqué avoir pris connaissance de ce document et d’en avoir été très choqué. «Je ne veux accuser aucune partie, mais la manière utilisée pour diffuser cette accusation suscite des interrogations, d’autant que le document fuité est officiel et qu’il émane du district de la garde nationale de Kasserine», a indiqué M. Jebali, en se demandant si l’officier ayant conduit l’instruction a transmis ce document au chef de la garde nationale et au ministre de l’Intérieur. «Le document fuité parle d’une personnalité nationale. Je suis un ancien chef de gouvernement. Et cela ne devrait passer comme si c’était quelque chose de banal. C’est au prévenu ayant lancé contre moi des accusations d’apporter des preuves à l’appui de ses dires. Car je voudrais bien connaître qui se trouve derrière lui, qui plus est, dans la situation et le timing actuels, à la veille de la fixation des dates des prochaines élections. Je vais demander de rencontrer le ministre de l’Intérieur dans les prochains jours pour examiner avec lui cette affaire», a déclaré l’ancien Premier ministre. Hamadi Jebali estime que les accusations dont il fait l’objet ont un lien avec ce qui se dit actuellement à propos de sa probable candidature à la prochaine présidentielle. «Je ne vois pas une autre explication», a-t-il tranché. I. B. |
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