Rached Ghannouchi, président du parti islamiste Ennahdha, n’exclut pas la possibilité de collaborer avec Nida Tounes, le parti de Béji Caïd Essebsi.
Rached Ghannouchi a expliqué, dimanche, en marge d’une réunion à Siliana (centre), que les deux partis ont certes des points de divergences, mais ont aussi des points de convergence sur lesquels ils peuvent se baser pour oeuvrer ensemble à la réussite de la transition démocratique. Revenant sur l’article 167 de la loi électorale, relatif à l'exclusion des figures de l’ancien régime des prochaines élections, le président du parti islamiste s’est félicité qu’il n’ait pas été voté, ajoutant que les Tunisiens sont assez intelligents pour exclure eux-mêmes les responsables de l’ère de la dictature. Il est donc révolu le temps où le cheikh Ghannouchi estimait que Nida Tounes «est plus dangereux que les salafistes car c’est un parti qui recycle les figures de l’ancien régime mettant ainsi en danger la révolution» (sic !). Après avoir quitté le gouvernement, Ennahdha n’a-t-il plus d’ennemis? Il semble, en tout cas, à la recherche de nouvelles alliances, même avec ses anciens adversaires. Y. N. M. |
{flike}