Selon Lotfi Zitoun, membre du Conseil de la Choura d’Ennahdha, Nida Tounes est un «grand parti» dont la création a été «bénéfique» et «redonné de l’espoir aux Tunisiens».
Lors de son passage hier soir, sur Nessma TV, le dirigeant islamiste s’est illustré par des éloges appuyés du part Béji Caïd Essebsi, dont il a tenu à souligner le rôle majeur sur la scène politique tunisienne. «La démocratie commence lorsqu’on voit sur la scène politique une vraie concurrence entre grands partis. Nida Tounes a fait contrepoids à Ennahdha et rassuré ainsi les Tunisiens» a-t-il expliqué. Et d’ajouter: «L’avènement de Nida Tounes a rassuré tout le monde, puisque les Tunisiens ne sont plus face à un parti qui risque d’accaparer 40 à 50% des voix et de laisser quelques miettes aux autres petits partis» (par allusion au parti Ennahdha). Lotfi Zitoun a aussi expliqué qu’à la différence de l’Egypte, la Tunisie ne risque pas de sombrer dans le chaos, car il y a deux vrais grands partis politiques : Ennahdha et Nida Tounes. «Il est clair que Nida Tounes a évité à la Tunisie le scénario à l’Egyptienne et tant d’autres problèmes», a-t-il conclu. On se souvient qu’en juin 2012, Lotfi Zitoun avait déclaré, en marge d’une réunion à Hammam-Lif, que Beji Caid Essebsi, «a beaucoup d’expérience politique mais en dictature et pas avec la démocratie». Il avait aussi souligné ce qu’il considérait comme des similitudes entre les pratiques de Béji Caïd Essebsi et celles de l’ancien régime. En décembre 2013, le même Lotfi Zitoun avait proposé à Hamma Hammami, leader du Parti des Travailleurs et du Front populaire, une réunion visant à rapprocher les positions des deux partis. Il avait alors déclaré que «le fossé existant entre Ennahdha et le Front populaire est plus profond que leurs divergences réelles». Il visait alors à éloigner Hamma Hammami de Béji Caïd essebsi et à faire échouer l’alliance de l’Union pour la Tunisie. La campagne électorale qui approche pousserait-elle le parti islamiste Ennahdha à chercher de nouveaux alliés parmi même ses anciens adversaires politiques ? Y. N. M. |
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