Le chef provisoire du gouvernement n’a pas respecté la feuille de route et n’a pas dissout les Ligues de la protection de la révolution (LPR), a indiqué Taïeb Baccouche.
Le secrétaire général de Nida Tounes, qui parlait dimanche en marge du Congrès régional sur la démocratie et les élections dans le monde arabe, organisé au Caire par la Ligue arabe des droits de l’homme, a reproché, notamment, à Mehdi Jomaâ de ne pas avoir procédé à la dissolution des LPR, des milices violentes au service du parti islamiste Ennahdha, alors que cette dissolution est l’une des premières conditions de la feuille de route du Dialogue national en vertu duquel ce gouvernement a été mis en place. Selon M. Baccouche, rien n’est encore sûr en Tunisie, tant que le chef du gouvernement n’a pas réagi et dissout cette milice utilisée par des parties politiques pour tenter de déstabiliser le pays. «Toute notre crainte, c’est de voir les prochaines élections falsifiées et de vivre des moments difficiles avec ces LPR, qui vont chercher à intimider les citoyens. Notre crainte est de ne pas voir ces derniers aller en grand nombre vers les urnes. Nous craignons aussi l’argent sale dont disposent certains partis et qui pourrait jouer contre l’intérêt des Tunisiens», a notamment déclaré M. Baccouche. Z. A. |
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