Le Bloc démocratique à l'Assemblée va «se réorganiser, réévaluer ses relations internes et arrêter ses positions afin d’éviter de nouvelles démissions».
C’est ce qu’a indiqué la présidente du Bloc, Salma Baccar, mercredi, à l'agence Tap, au lendemain du départ tonitruant des députés du parti Al-Jomhouri, qui étaient parmi les piliers de ce Bloc. «Les députés d'Al-Jomhouri ont officiellement démissionné suite aux nombreuses divergences», a déclaré M. Baccar, ajoutant que «la force d'un groupe se mesure à l'efficacité de ses propositions et au poids de ses positions, et non au nombre de ses membres», comme pour minimiser l’impact de cet incident sur l’avenir du Bloc démocratique, déjà relativement faible face à Ennahdha et à ses alliés. Issam Chebbi, porte-parole d’Al-Jomhouri, a expliqué, pour sa part, que les élus de son parti ont décidé de démissionner du Bloc démocratique pour éviter les tensions au sein du groupe «dues aux divergences d'opinion et à l'absence de coordination». «Les divergences sont devenues profondes et insurmontables, comme lors du vote de l'article 167 de la loi électorale relatif à l'exclusion des ex-Rcdistes des prochaines élections, de la discussion à propos de la normalisation avec l'entité sioniste ou de l'appel de certains élus à dissoudre l'ANC», a-t-il indiqué. Ces dernières semaines, de nombreux députés ont démissionné du Bloc démocratique à l'instar des élus de l'Alliance démocratique, de Selim Ben Abdessalem et Fatma Gharbi de Nida Tounes, des élus d'Al-Jomhouri et de Foued Thameur du Front national tunisien. I. B. (avec Tap). Illustration: Les clashs entre les membres du Bloc démocratique sont devenus fréquents, comme ici entre Mongi Rahoui (Front populaire) et Iyed Dahmani (Al-Jomhouri). |
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