La Tunisie, qui compte 1,9 million de résidents Libyens, appréhende un afflux de réfugiés de ce pays après le déclenchement, hier, d’affrontements militaires à Benghazi.
La Tunisie craint, surtout, l’entrée dans son territoire d’éléments terroristes parmi les réfugiés civils de différentes sensibilités qui fuiraient les combats. Des mesures préventives ont été décidées lors de la réunion d’urgence du Conseil national de sécurité, tenue vendredi 16 mai 2014, au Palais de Carthage, en présence des 3 présidents (de la république, de l’Assemblée et du gouvernement), ainsi que des ministres de la Défense et de l’Intérieur. Selon Lotfi Ben Jeddou, ministre de l’Intérieur, la Tunisie a de bonnes raisons de craindre, après les affrontements militaires d’hier à Benghazi, l’arrivée d’une nouvelle vague de Libyens de différentes sensibilités cherchant l’asile en Tunisie, qui a déjà sur son sol 1,9 million de citoyens de ce pays voisin. Les affrontements d’hier à Benghazi entre les hommes de Khalifa Haftar, général à la retraite, et des éléments de la «Brigade du 17 février», une milice islamiste, ont fait plus de 25 morts et 100 blessés. L’aéroport de Benghazi a été fermé et tous les vols vers cette ville de l’ouest libyen ont été annulés. Khalifa Haftar, appuyé par les forces de l’armée de l’air, a déclaré avoir lancé cette opération pour «nettoyer» Benghazi des groupes terroristes qui imposent leurs lois avec la connivence du gouvernement et du conseil national libyen, tous deux pro islamistes, tout en précisant qu’il ne s’agissait pas d’une guerre civile. Abdallah Al-Theni, porte-parole du gouvernement intérimaire, a qualifié cette opération d’illégale parce qu’elle a été lancée sans ordre du gouvernement. Z. A. |
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