Les forces de sécurité, apparemment revigorées par le départ de l’ex-ministre Farhat Rajhi, multiplient les prouesses en arrêtant des groupes de délinquants, l’un après l’autre. Pourvu que ça dure…   


Dans un communiqué diffusé par l’agence officielle Tap, le ministère de l’Intérieur affirme avoir arrêté, dans la nuit de samedi à dimanche, 31 personnes impliquées dans des actes criminels à Menzel-Témime, dans la région du Cap Bon (littoral nord-est).
Les incidents ont éclaté lorsqu’un groupe d’individus, dont la plupart ont des antécédents judiciaires, se sont rassemblés, samedi, à 20h, devant le siège du district de la sécurité pour revendiquer la restitution du corps d’un homme qui s’était immolé par le feu 10 jours auparavant. Cette personne est décédée samedi à l’Hôpital des grands brûlés de Ben Arous, au sud de Tunis.

Bombes lacrymogènes contre Molotov
En dépit des tentatives répétées de les convaincre que seule l’administration de l’hôpital peut remettre le corps à la famille du défunt, ces individus ont attaqué le poste à coup de jet de pierres et de cocktails molotov. Les forces de sécurité ont riposté par des bombes lacrymogènes jusqu’à épuisement du stock, le groupe a alors envahi les postes de sécurité qu’il a incendié.
Ces incidents ont fait plusieurs blessés parmi les forces de sécurité: le chef du district a eu une fracture à la main, le chef de la brigade de police judiciaire a été gravement atteint à la tête et une trentaine d’agents de sécurité souffrent de blessures diverses.
Les malfaiteurs se sont par la suite dirigés vers un hôtel du centre ville qu’ils ont saccagé et incendié. Ils ont ensuite tenté de piller la recette des finances de la ville avant qu’une intervention conjointe de la police, de la garde nationale et de l’armée ne puisse les mettre hors d’état de nuire.
Sur l’ensemble des suspects, 31 personnes ont été capturées. Les efforts se poursuivent pour arrêter le reste du groupe et traduire tous les coupables devant la justice «pour avoir commis des actes de vandalisme et effrayé la population qui condamne fermement ce crime», précise le communiqué.