Un avion de cette filiale de Tunisair est sorti de piste le 28 juillet à Conakry. Un peu plus d’un an après qu’un autre appareil de cette compagnie ait eu une panne de train d’atterrissage au dessus de Nouadhibou.

En avril 2009, un autre avion de la même compagnie venant de Nouakchott n’a pu atterrir à Nouadhibou en raison d’une panne du train d’atterrissage. Ayant rebroussé chemin après avoir survolé la piste durant un quart d’heure, l’avion a enfin pu surmonter miraculeusement ses difficultés techniques et atterrir sur l’aéroport de la capitale mauritanienne.
Une réputation à défendre
Créée en 2007 par Tunisair (qui en contrôle le capital à hauteur de 51%) et des investisseurs privés mauritaniens, après la liquidation de la compagnie nationale Air Mauritanie, Mauritania Airways dessert depuis Nouakchott – et à raison deux vols par semaine – les aéroports de Dakar, Conakry, Casablanca, Las Palmas et Paris.
Certes, des ennuis techniques, toutes les compagnies peuvent en connaître. Mais quand ceux-ci surviennent à une distance d’une année, les responsables de Mauritania Airways et surtout son actionnaire majoritaire devraient s’en préoccuper et s’en occuper. D’autant que Tunisair a une réputation à défendre. En effet, le transporteur aérien national est l’un des rares au monde – et c’est un motif de fierté pour les Tunisiens et un gage de sécurité pour tous ses clients – à n’avoir jamais connu le moindre accident depuis sa création.
L. M.