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	Commentaires sur : Cri de cœur pour Tourbet El-Bey	</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		Par : skander		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[skander]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Mar 2024 10:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Je partage ces souvenirs d&#039;un quartier populaire, agréable, et calme que j&#039;avais sillonné comme celui de sidi El Bachir ou Bab El Jezira ente autre....Je venais de Montfleury et à pied dès l&#039;âge de 5 ans je traversais toute la Médina pour rejoindre notre école coranique avec ma grande soeur...la seule institution mixte de mon parcours en primaire, avant de rejoindre l&#039;école Ali Trad....
Ceux qui ont vécu une enfance dans les années 50, gardent en mémoire et dans le cœur ce Tunis authentique meurtri par la lutte anticoloniale, où la pauvreté n’avait d’égal que l’espoir et le bonheur des moments passés avec Oummi, et dans ces rues étroites, à jouer au ballon dans la rue, confectionné avec des journeaux et une cordelette autour, en attendant le marchand de glibettes, ou celui du hendi que l’on consommait par Hara -4 sur place, devant son plateau monté sur roulements à billes….Une époque où l’on suivait Bou derbala, chantait Oummek Tangou, compait 1,2,3 Yahya Bourguiba, 4,5,6 Yousqot L’efranciss, et écoutait la radio rapporter les faits politiques que l’on ne comprenait pas car trop jeunes, marqués par les chants nationaux, et l’hymne Allahou Akbar, Allahou fouqa’l Mou3tadi…..
C’est cette authenticité inscrite au plus profond de cette génération, qui nous rend tristes à la vue du pays d’aujourd’hui, de la lassitude généralisée de ses précaires en mal d’avenir, de sa jeunesse engloutie dans le consumérisme et l’individualisme pour la plus aisée, et dans le desespoir pour la plus démunie….On rêve encore d’hommes à la hauteur de notre histoire, de notre culture si enracinée dans des siècles de civilisations Depuis Tanit, jusqu’à Bourguiba, en passant par Koseila et bien d’autres qui ne furent pas tous arabes ou musulmans tel St Augustin carthaginois et Tunisien comme bien d’autres hommes de foi….
Assumer note histoire, faire revivre ces moments est un devoir pour rappeler à ce pays son ancrage et insuffler à ses politiques un peu d’envergure, à la hauteur de ce qu’ils lui doivent……En sommes-nous capables encore ? Je l’espère, et ceux comme nous qui avons quitté ce pays pour voguer loin du marasme qui l’a envahi, avons gardé en nous ce peu d’authenticité, qui nous rend temoins que ce pays peut plus et mieux…..]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je partage ces souvenirs d&rsquo;un quartier populaire, agréable, et calme que j&rsquo;avais sillonné comme celui de sidi El Bachir ou Bab El Jezira ente autre&#8230;.Je venais de Montfleury et à pied dès l&rsquo;âge de 5 ans je traversais toute la Médina pour rejoindre notre école coranique avec ma grande soeur&#8230;la seule institution mixte de mon parcours en primaire, avant de rejoindre l&rsquo;école Ali Trad&#8230;.<br />
Ceux qui ont vécu une enfance dans les années 50, gardent en mémoire et dans le cœur ce Tunis authentique meurtri par la lutte anticoloniale, où la pauvreté n’avait d’égal que l’espoir et le bonheur des moments passés avec Oummi, et dans ces rues étroites, à jouer au ballon dans la rue, confectionné avec des journeaux et une cordelette autour, en attendant le marchand de glibettes, ou celui du hendi que l’on consommait par Hara -4 sur place, devant son plateau monté sur roulements à billes….Une époque où l’on suivait Bou derbala, chantait Oummek Tangou, compait 1,2,3 Yahya Bourguiba, 4,5,6 Yousqot L’efranciss, et écoutait la radio rapporter les faits politiques que l’on ne comprenait pas car trop jeunes, marqués par les chants nationaux, et l’hymne Allahou Akbar, Allahou fouqa’l Mou3tadi…..<br />
C’est cette authenticité inscrite au plus profond de cette génération, qui nous rend tristes à la vue du pays d’aujourd’hui, de la lassitude généralisée de ses précaires en mal d’avenir, de sa jeunesse engloutie dans le consumérisme et l’individualisme pour la plus aisée, et dans le desespoir pour la plus démunie….On rêve encore d’hommes à la hauteur de notre histoire, de notre culture si enracinée dans des siècles de civilisations Depuis Tanit, jusqu’à Bourguiba, en passant par Koseila et bien d’autres qui ne furent pas tous arabes ou musulmans tel St Augustin carthaginois et Tunisien comme bien d’autres hommes de foi….<br />
Assumer note histoire, faire revivre ces moments est un devoir pour rappeler à ce pays son ancrage et insuffler à ses politiques un peu d’envergure, à la hauteur de ce qu’ils lui doivent……En sommes-nous capables encore ? Je l’espère, et ceux comme nous qui avons quitté ce pays pour voguer loin du marasme qui l’a envahi, avons gardé en nous ce peu d’authenticité, qui nous rend temoins que ce pays peut plus et mieux…..</p>
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