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	Commentaires sur : Tunisie &#124; Kaïs Saïed préfère le patriotisme à la compétence	</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		Par : Legal		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Legal]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 10:28:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Je pense que KS parlait pour lui !]]></description>
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		Par : Rafik Chaabouni		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rafik Chaabouni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 06:24:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Tunisie : le patriotisme sans compétence est un leurre dangereux
Par M. R. Chaabouni

La Tunisie vit une période critique, et chaque mot du chef de l’État pèse lourd. Lorsque Kaïs Saïed affirme préférer le patriotisme à la compétence, il ne fait pas qu’exprimer un choix idéologique : il engage le pays sur une pente glissante, celle d’un nationalisme d’apparat, creux, inefficace et potentiellement destructeur.

Ce type de rhétorique n’est pas nouveau. On l’a vu ailleurs — à Damas, à Alger, à Tripoli — là où la fidélité au chef a fini par remplacer le mérite, là où les slogans ont pris le pas sur les solutions, là où les États se sont effondrés sous le poids de leur propre illusion patriotique.

Derrière les appels à l’honnêteté et au volontarisme, c’est une purge silencieuse qui s’organise : écarter les cerveaux, marginaliser les experts, neutraliser les esprits libres. On remplace les bâtisseurs par des courtisans, les stratèges par des zélateurs. On gouverne non plus avec une vision, mais avec la peur et le soupçon.

Cette logique ne purifie rien. Elle stérilise. Elle remplace la dynamique de projet par la logique de loyauté. Elle transforme l’État en vitrine figée, où tout le monde répète la même ligne, sans comprendre, sans agir, sans construire.

Or, la Tunisie a besoin de tout sauf de cela. Elle a besoin d’audace, de compétences, d’intelligence collective. Elle a besoin de femmes et d’hommes capables de penser la souveraineté au XXIe siècle : une souveraineté fondée sur la connaissance, la justice, l’innovation, l’intégration africaine, et non sur des incantations patriotiques recyclées.

À vouloir instaurer un patriotisme vidé de sens, on fabrique une bureaucratie servile, un peuple méfiant, et un État vulnérable. Le patriotisme véritable n’a pas peur de la compétence ; il l’honore. Il ne marginalise pas les talents ; il les élève. Il ne craint pas la critique ; il s’en nourrit.

La Tunisie mérite une vision forte et lucide, pas une mise en scène du pouvoir. Elle mérite un État qui se réforme en profondeur, pas un théâtre d’ombres. Elle mérite de réussir — pas de réciter.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tunisie : le patriotisme sans compétence est un leurre dangereux<br />
Par M. R. Chaabouni</p>
<p>La Tunisie vit une période critique, et chaque mot du chef de l’État pèse lourd. Lorsque Kaïs Saïed affirme préférer le patriotisme à la compétence, il ne fait pas qu’exprimer un choix idéologique : il engage le pays sur une pente glissante, celle d’un nationalisme d’apparat, creux, inefficace et potentiellement destructeur.</p>
<p>Ce type de rhétorique n’est pas nouveau. On l’a vu ailleurs — à Damas, à Alger, à Tripoli — là où la fidélité au chef a fini par remplacer le mérite, là où les slogans ont pris le pas sur les solutions, là où les États se sont effondrés sous le poids de leur propre illusion patriotique.</p>
<p>Derrière les appels à l’honnêteté et au volontarisme, c’est une purge silencieuse qui s’organise : écarter les cerveaux, marginaliser les experts, neutraliser les esprits libres. On remplace les bâtisseurs par des courtisans, les stratèges par des zélateurs. On gouverne non plus avec une vision, mais avec la peur et le soupçon.</p>
<p>Cette logique ne purifie rien. Elle stérilise. Elle remplace la dynamique de projet par la logique de loyauté. Elle transforme l’État en vitrine figée, où tout le monde répète la même ligne, sans comprendre, sans agir, sans construire.</p>
<p>Or, la Tunisie a besoin de tout sauf de cela. Elle a besoin d’audace, de compétences, d’intelligence collective. Elle a besoin de femmes et d’hommes capables de penser la souveraineté au XXIe siècle : une souveraineté fondée sur la connaissance, la justice, l’innovation, l’intégration africaine, et non sur des incantations patriotiques recyclées.</p>
<p>À vouloir instaurer un patriotisme vidé de sens, on fabrique une bureaucratie servile, un peuple méfiant, et un État vulnérable. Le patriotisme véritable n’a pas peur de la compétence ; il l’honore. Il ne marginalise pas les talents ; il les élève. Il ne craint pas la critique ; il s’en nourrit.</p>
<p>La Tunisie mérite une vision forte et lucide, pas une mise en scène du pouvoir. Elle mérite un État qui se réforme en profondeur, pas un théâtre d’ombres. Elle mérite de réussir — pas de réciter.</p>
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