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	Commentaires sur : Note de l’Ites &#124; L’économie de rente freine la croissance en Tunisie	</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		Par : Agatacriztiz		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agatacriztiz]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Nov 2025 10:05:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Il est temps de dire les choses sans détour. L’économie de rente qui gangrène littéralement notre pays n’est pas seulement un frein au développement. Elle est devenue une fabrique de désespoir, un incubateur de trafics, une machine à broyer les rêves de milliers de jeunes.

Quand les secteurs productifs sont verrouillés par des intérêts mesquins privés ou &quot;politiques&quot;, quand l’innovation est étouffée par les privilèges de nantis qui ont de moins en moins de place dans l&#039;évolution des choses, quand les régions sont abandonnées au silence, que reste-t-il à ceux qui n’ont ni piston, ni héritage, ni réseau ? Rien. Rien, sinon l’attente, la colère, ou pire : la fuite vers l’illégal.

Le chômage n’est pas une fatalité. Il est le fruit d’un système qui préfère la rente à la compétence, la spéculation à la production, l’entre-soi à l’ouverture. Et ce système, nous le payons chaque jour : dans les regards vides des jeunes désœuvrés, dans les quartiers gangrenés par la drogue, dans les familles brisées par l’absence d’avenir.

Ne vous y trompez pas : la drogue n’est pas un phénomène isolé. Elle est le symptôme d’un abandon. Quand l’État perd du temps à ne proposer que peu d&#039;emploi, une dignité au compte-gouttes et que de maigres espoirs de façon parcimonieuse, d’autres le font à sa place. 

Les réseaux criminels, comme ceux qui ont proliféré dans le sud de l&#039;Italie au siècle dernier, trouvent là le terreau favorable pour offrir ce que la République refuse : un revenu, un statut, une appartenance à une &quot;famille&quot; en éternelle recomposition, une &quot;protection&quot; illusoire et éphémère. 
Et ils le font sans scrupule, sans limite, sans pitié, sans aucune foi ni loi. 

Ce n’est pas une question de morale, c’est une question de survie, une question existentielle. Car une société qui laisse ses jeunes sombrer dans les trafics pour protéger ses rentes est une société qui contemple, du haut d&#039;un piédestal qui s&#039;effrite, sa propre décomposition.

Nous n’avons plus le luxe de l’attentisme. Il faut briser les monopoles, surtout ceux ostensiblement obsolètes et visiblement défaillants, libérer les énergies, investir dans les régions oubliées, redonner aux jeunes le droit de rêver, de créer, de construire. 
Il faut choisir : la rente ou la Nation, le trafic ou le travail, le déclin ou le sursaut.

J&#039;écris au nom de ceux qu’on n’entend pas ou qu&#039;on fait semblant de ne pas vouloir entendre. De ceux qui attendent, qui espèrent encore, malgré tout. 

Ne les laissons surtout pas tomber car ils finiront par nous entraîner tous dans leur chute.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est temps de dire les choses sans détour. L’économie de rente qui gangrène littéralement notre pays n’est pas seulement un frein au développement. Elle est devenue une fabrique de désespoir, un incubateur de trafics, une machine à broyer les rêves de milliers de jeunes.</p>
<p>Quand les secteurs productifs sont verrouillés par des intérêts mesquins privés ou « politiques », quand l’innovation est étouffée par les privilèges de nantis qui ont de moins en moins de place dans l&rsquo;évolution des choses, quand les régions sont abandonnées au silence, que reste-t-il à ceux qui n’ont ni piston, ni héritage, ni réseau ? Rien. Rien, sinon l’attente, la colère, ou pire : la fuite vers l’illégal.</p>
<p>Le chômage n’est pas une fatalité. Il est le fruit d’un système qui préfère la rente à la compétence, la spéculation à la production, l’entre-soi à l’ouverture. Et ce système, nous le payons chaque jour : dans les regards vides des jeunes désœuvrés, dans les quartiers gangrenés par la drogue, dans les familles brisées par l’absence d’avenir.</p>
<p>Ne vous y trompez pas : la drogue n’est pas un phénomène isolé. Elle est le symptôme d’un abandon. Quand l’État perd du temps à ne proposer que peu d&#8217;emploi, une dignité au compte-gouttes et que de maigres espoirs de façon parcimonieuse, d’autres le font à sa place. </p>
<p>Les réseaux criminels, comme ceux qui ont proliféré dans le sud de l&rsquo;Italie au siècle dernier, trouvent là le terreau favorable pour offrir ce que la République refuse : un revenu, un statut, une appartenance à une « famille » en éternelle recomposition, une « protection » illusoire et éphémère.<br />
Et ils le font sans scrupule, sans limite, sans pitié, sans aucune foi ni loi. </p>
<p>Ce n’est pas une question de morale, c’est une question de survie, une question existentielle. Car une société qui laisse ses jeunes sombrer dans les trafics pour protéger ses rentes est une société qui contemple, du haut d&rsquo;un piédestal qui s&rsquo;effrite, sa propre décomposition.</p>
<p>Nous n’avons plus le luxe de l’attentisme. Il faut briser les monopoles, surtout ceux ostensiblement obsolètes et visiblement défaillants, libérer les énergies, investir dans les régions oubliées, redonner aux jeunes le droit de rêver, de créer, de construire.<br />
Il faut choisir : la rente ou la Nation, le trafic ou le travail, le déclin ou le sursaut.</p>
<p>J&rsquo;écris au nom de ceux qu’on n’entend pas ou qu&rsquo;on fait semblant de ne pas vouloir entendre. De ceux qui attendent, qui espèrent encore, malgré tout. </p>
<p>Ne les laissons surtout pas tomber car ils finiront par nous entraîner tous dans leur chute.</p>
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