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	Commentaires sur : Plan directeur de la mobilité urbaine dans le Grand Tunis	</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		Par : Baal HAMMON		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Baal HAMMON]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 21:47:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Mes souvenirs et les transports de Tunis des temps du Bey à 2025.

1) Trams
En fait, vers 1950-960, il y a eu une mode anti-tram-trolleybus et pro-voiture. Cela a commencé aux USA sous l’influence des lobbies de l’automobile. 
En 1959-1960, on a arraché les rails de tram et mis en service sur Tunis des autobus diesel Chausson, puis Fiat, puis changé les couleurs rouge &#038; blanc des carrosseries, en préférant le bleu.
Les autorités de la Tunisie indépendante, succombant à la mode du tout-auto, ont arraché les rails du tramway (trommfaï pour le petit peuple de Tunis), pourtant si efficaces pour desservir Tunis jusqu’aux banlieues, Bardo, Ariana, Manouba etc. 
Rappelons que le même phénomène s’est produit dans plusieurs pays occidentaux,
On a cependant mis en service dans les années soixante d’excellents trolleybus IKARUS de Hongrie, sur la ligne Bab Bhar-Casbah-Montfleury.
2) La Suisse, la Belgique, l&#039;Allemagne, la Tchécoslovaquie, toute la MittelEuropa ont conservé et amélioré les trams et les trolleybus ET ILS ONT EU RAISON. 
Avantage : les automobilistes de ces pays ont gardé l’habitude de partager la rue avec les trams.
Le suisse HESS et le belge VAN HOOL sont même devenus leaders dans les trolleybus.
3) 20 ans après, vers 1980, les autorités de Tunis ont compris les limites capacitaires et écologiques des autobus diesel et ont lancé un projet de tram pompeusement appelé «métro léger» pour faire oublier l’erreur de 1960. Cependant, il a été choisi un système de tram lourdaud et bruyant d’inspiration ferroviaire qui n’intégrait pas correctement les handicapés ni les personnes âgées, alors qu’à la même époque un tram beaucoup mieux intégré à la cité entamait une véritable révolution urbaine dans des villes comme Nantes et Grenoble, sans coûter plus cher. 
4) Ringards, les trolleybus ?
Les trolleybus ne sont absolument pas un vestige dépassé, au contraire ! Ils ont de gros avantages, ils grimpent mieux les côtes que les tramways, s’adaptent aux rues anciennes très sinueuses, sont très silencieux, ne polluent pas et durent un demi-siècle s’ils sont bien entretenus. En effet, un moteur électrique s’use beaucoup moins qu’un moteur thermique, et les transmissions sont moins fragiles. On sait faire maintenant des trolleybus élaborés qui peuvent continuer de rouler là où les câbles caténaires sont absents, voir les nouveaux modèles de Nancy longs et articulés comme un petit tram. 
Le trolleybus de Tunis que j’ai connu des fifties à 1975 grimpait gaillardement vers la Casbah de Bab-Bhar à Montfleury. Ses voitures dataient de l’avant guerre, mais restaient entretenues.

De temps en temps, les cannes sautaient. C’était alors un spectacle de choix quand le chauffeur (en patois chifour ou choufèr, pluriel chwafria) et le contrôleur sautaient au sol et, à l’aide des cordes fixées aux cannes, replaçaient les cannes en contact avec le double-caténaire sous les bruyants encouragements des badauds ; parfois, un notable en jebba élégante et chèchiya-bel-baabouss et grande moustache blanche venait féliciter l’équipage du trolleybus, le chauffeur tout reconnaissant souriait en montrant ses dents en or. Voilà une scène digne d’un joli film sur le Tunis des sixties ... Ah, j’oubliais : aux heures d’afflux de lycéens, le contrôleur braillait «karrrttt, karrrrt» pour que les potaches montrent leur carte d’abonnement.

Il ne serait pas absurde que la Tunisie se rappelle son passé urbain et pense aux trolleybus modernes pour compléter un réseau urbain de façon souple et respectueuse de l’environnement.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mes souvenirs et les transports de Tunis des temps du Bey à 2025.</p>
<p>1) Trams<br />
En fait, vers 1950-960, il y a eu une mode anti-tram-trolleybus et pro-voiture. Cela a commencé aux USA sous l’influence des lobbies de l’automobile.<br />
En 1959-1960, on a arraché les rails de tram et mis en service sur Tunis des autobus diesel Chausson, puis Fiat, puis changé les couleurs rouge &amp; blanc des carrosseries, en préférant le bleu.<br />
Les autorités de la Tunisie indépendante, succombant à la mode du tout-auto, ont arraché les rails du tramway (trommfaï pour le petit peuple de Tunis), pourtant si efficaces pour desservir Tunis jusqu’aux banlieues, Bardo, Ariana, Manouba etc.<br />
Rappelons que le même phénomène s’est produit dans plusieurs pays occidentaux,<br />
On a cependant mis en service dans les années soixante d’excellents trolleybus IKARUS de Hongrie, sur la ligne Bab Bhar-Casbah-Montfleury.<br />
2) La Suisse, la Belgique, l&rsquo;Allemagne, la Tchécoslovaquie, toute la MittelEuropa ont conservé et amélioré les trams et les trolleybus ET ILS ONT EU RAISON.<br />
Avantage : les automobilistes de ces pays ont gardé l’habitude de partager la rue avec les trams.<br />
Le suisse HESS et le belge VAN HOOL sont même devenus leaders dans les trolleybus.<br />
3) 20 ans après, vers 1980, les autorités de Tunis ont compris les limites capacitaires et écologiques des autobus diesel et ont lancé un projet de tram pompeusement appelé «métro léger» pour faire oublier l’erreur de 1960. Cependant, il a été choisi un système de tram lourdaud et bruyant d’inspiration ferroviaire qui n’intégrait pas correctement les handicapés ni les personnes âgées, alors qu’à la même époque un tram beaucoup mieux intégré à la cité entamait une véritable révolution urbaine dans des villes comme Nantes et Grenoble, sans coûter plus cher.<br />
4) Ringards, les trolleybus ?<br />
Les trolleybus ne sont absolument pas un vestige dépassé, au contraire ! Ils ont de gros avantages, ils grimpent mieux les côtes que les tramways, s’adaptent aux rues anciennes très sinueuses, sont très silencieux, ne polluent pas et durent un demi-siècle s’ils sont bien entretenus. En effet, un moteur électrique s’use beaucoup moins qu’un moteur thermique, et les transmissions sont moins fragiles. On sait faire maintenant des trolleybus élaborés qui peuvent continuer de rouler là où les câbles caténaires sont absents, voir les nouveaux modèles de Nancy longs et articulés comme un petit tram.<br />
Le trolleybus de Tunis que j’ai connu des fifties à 1975 grimpait gaillardement vers la Casbah de Bab-Bhar à Montfleury. Ses voitures dataient de l’avant guerre, mais restaient entretenues.</p>
<p>De temps en temps, les cannes sautaient. C’était alors un spectacle de choix quand le chauffeur (en patois chifour ou choufèr, pluriel chwafria) et le contrôleur sautaient au sol et, à l’aide des cordes fixées aux cannes, replaçaient les cannes en contact avec le double-caténaire sous les bruyants encouragements des badauds ; parfois, un notable en jebba élégante et chèchiya-bel-baabouss et grande moustache blanche venait féliciter l’équipage du trolleybus, le chauffeur tout reconnaissant souriait en montrant ses dents en or. Voilà une scène digne d’un joli film sur le Tunis des sixties &#8230; Ah, j’oubliais : aux heures d’afflux de lycéens, le contrôleur braillait «karrrttt, karrrrt» pour que les potaches montrent leur carte d’abonnement.</p>
<p>Il ne serait pas absurde que la Tunisie se rappelle son passé urbain et pense aux trolleybus modernes pour compléter un réseau urbain de façon souple et respectueuse de l’environnement.</p>
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		Par : Baal HAMMON		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Baal HAMMON]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 22:54:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Je suis né avant l&#039;indépendance.
Et, devinez quoi ? avant 1960, il y avait des trams, des trolleybus et des trains de banlieue en Tunisie, en tout cas dans l&#039;agglo de Tunis. On pouvait aller en tram jusqu&#039;au Bardo et le Belvédère. Les trains de banlieue allaient jusqu&#039;à Hammam-Lif, Gammarth, la Soukra, etc. Bon, les trams et les trolleys dataient d&#039;au moins 30 ans, mais tout cela marchait fort bien.
Un étrange effet de mode a fait supprimer les trams et une ligne de TGM vers 1960 pour les remplacer par des bus diesel Chausson, puis Fiat.

Modérateur : Depuis les années 1980, il y a les trains du métro qui desservent Tunis et sa banlieue. Où est le problème ? Va-t-on revenir au trolleybus pour vous faire plaisir ? ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis né avant l&rsquo;indépendance.<br />
Et, devinez quoi ? avant 1960, il y avait des trams, des trolleybus et des trains de banlieue en Tunisie, en tout cas dans l&rsquo;agglo de Tunis. On pouvait aller en tram jusqu&rsquo;au Bardo et le Belvédère. Les trains de banlieue allaient jusqu&rsquo;à Hammam-Lif, Gammarth, la Soukra, etc. Bon, les trams et les trolleys dataient d&rsquo;au moins 30 ans, mais tout cela marchait fort bien.<br />
Un étrange effet de mode a fait supprimer les trams et une ligne de TGM vers 1960 pour les remplacer par des bus diesel Chausson, puis Fiat.</p>
<p>Modérateur : Depuis les années 1980, il y a les trains du métro qui desservent Tunis et sa banlieue. Où est le problème ? Va-t-on revenir au trolleybus pour vous faire plaisir ? </p>
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